LES COUPS D'OEIL DU JOUR             

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L'année Exmed 2007nnnnnn

Voici les coups d'oeil du jour 2007 déjà publiés sur le site Exmed . Mise à jour le 1er juillet 2007

Les Coups d'Oeil du deuxième trimestre 2007
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2 avril 2007
Tout sauf l’essentiel LEM 492
Que ne faut-il pas écrire pour vendre des articles sensationnels à ses lecteurs blasés ? Quand ce sont nos médecins généralistes qui servent d’instrument à ce type de procédé, vous pensez bien qu’Exmed ne peut pas rester muet ! Françoise Dencuff dans la LEM 492 “ Comme des « Peoples » “ nous aide à disséquer ce qui est livré en pâture au grand public, et surtout ce qui est laissé en silence.
A méditer vraiment.
Dr F-M Michaut, logo d’Exmed

3 avril 2007
Mise à jour des Coup d’Oeil de mars 2007
Nous avons le plaisir de mettre à votre disposition l’ensemble des coups d’oeil parus sur Exmed durant l’année 2007. Si le cœur vous en dit, allez-y.
Nous avons également eu la satisfaction de constater durant le mois de mars , selon notre outil statistique awsats que vous étiez désormais plus d’un visiteur sur 2 ( 53,4% ) à avoir inscrit ce site Exmed parmi vos favoris. Une belle preuve de l’intérêt que vous nous manifestez qui va bien au delà du coup d’oeil rapide et sans aucun impact du zappeur qui ne fait que passer furtivement ici avant d’aller grappiller ailleurs. Alors, puisque vous nous y encouragez ainsi, nous continuons ensemble.
Dr F-M Michaut, cliché Exmed

4 avril 2007
L’Iboga est classé stupéfiant
L’Iboga, de son nom scientifique Tabernanthe Iboga, connu aussi sous le nom de Bois Sacré ou d’Eboka, est tiré des racines d’un arbuste de la forêt tropicale du centre de l’Afrique. Utilisé traditionnellement dans des initiations rituelles, comme par les n’gangas, sorciers guérisseurs du Cameroun pour les désenvoutements, il est aussi réputé avoir des vertus dans le traitement des addictions, du tabagisme et même de la dépendance alcoolique. Largement promu, notamment sur Internet, par des groupes qui se disent vouloir aider des personnes en difficulté personnelle ou proposent des “initiations”, l’Iboga, et son alcaloïde actif l’ibogaïne viennent d’être inscrits le 25 mars 2007 par le ministre de la santé en France dans la liste des stupéfiants, comme la cocaïne, les amphétamines ou les opiacés. Son usage devient donc illégal.
Nos remerciements vont à Guy Rouquet qui nous a communiqué cette information importante pour lutter contre des dérapages thérapeutiques dangereux hélas très fréquents.
Traiter des patients atteints d’une addiction en leur faisant absorber une substance qui crée une nouvelle addiction, voilà qui mérite d’être amplement connu tant chez les professionnels de la santé que dans le public. Attention, la croyance fréquente en l’innocuité des substances provenant des plantes sous prétexte que c’est naturel est une redoutable idée fausse. Parlez-en donc à votre médecin.
Dr F-M Michaut, cliché Exmed

5 avril 2007
Bienfaits de la sieste
On a les RTT, on va peut-être bénéficier du RTS (récupération de temps de sommeil). En tout cas, les pouvoirs publics sont sensibles au sommeil des Français puisque le 28 mars, Journée nationale du sommeil, tous les Français étaient invités à faire la sieste, pour se recharger physiquement et évacuer le stress. 
Bien sûr, on ne parle pas de sieste de deux heures, mais de 15 minutes ! Cela permettrait à la plupart d’entre nous de se requinquer. En effet, si l’on en croit une enquête réalisée par TNS Healthcare* pour l'Institut national du sommeil et de la vigilance, un Français sur trois est fatigué et cette fatigue est souvent liée au manque de sommeil. Et 53 % des Français déclarent « avoir éprouvé le besoin de s'allonger la journée pour se reposer », au cours des six derniers mois ; 17 % sont somnolents et s'endorment dans de multiples circonstances. Le manque de sommeil est cité comme première cause de fatigue par 38 % des personnes interrogées, et par 45 % des personnes fatiguées et 48 % des individus somnolents.
Pour les Français somnolents ou fatigués, le début d'après-midi serait le moment où la fatigue est la plus grande, alors que c'est la soirée qui est le moment où la fatigue se fait le plus sentir pour l'ensemble des personnes interrogées. L'irritabilité et le manque d'énergie sont cités comme conséquences principales de la fatigue, respectivement par 30 et 29 % des personnes interrogées. Plus d'un Français sur quatre (28 %) déclare souffrir d'au moins un trouble du sommeil, une proportion identique à celle de l'enquête réalisée en 2006. Seulement 19 % d'entre eux sont pris en charge. Le trouble majeur est l'insomnie (18 %), tandis que 5 % déclarent souffrir du syndrome des jambes sans repos et 5 % du syndrome d'apnée du sommeil. Source : Le Quotidien du Médecin du 27/3/2007
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Quelle découverte en vérité ! On ne sait plus en haut lieu comment diriger et intoxiquer le peuple " le plus intelligent" de la création et pour ce faire, on crée des Instituts, nationaux, du sommeil et de la Vigilance, de la Douleur, des Jambes sans repos, il y aura un jour un Institut de veille anti-suicide… Créons, n'ayons pas peur de créer pour occuper les esprits déjà tellement débilités, dirigeons les pensées, les occupations, le temps de loisir après le temps du sommeil réparateur…
RTT, RTS…
Je propose aussi:
J.S.TV: Journée sans TV
J.S.P: Journée Sans Présidentielle
J.S.BC: Journée Sans Bourrage Crânien
J.S.E.B: Journée Sans Enquête Bidon…et J.S.S.: Journée Sans Sondage d'Opinion ou Urinaire

Il serait intéressant quand même de savoir quelles classes de population ont été ainsi sondées: les politiciens ? les journalistes ? les "People" ? les ouvriers du bâtiment, de l'équipement, les infirmières hospitalières ou de ville, les médecins, les chômeurs et autres ANPEistes ? les militaires que l'on envoie généreusement un peu partout où doit se manifester le prestige hexagonal ? les Exmédiens que nous sommes ?
Pour finir ? 
J.S.G: Journée Sans Gabriel
Dr G. Nahmani, cliché Exmed

6 au 8 avril 2007
Le dessin de Cécile Bour :
Droit d’ici face au droit d’ailleurs

10 avril 2007
Patients,exprimez-vous enfin LEM 493
Malgré des efforts méritoires ici et là, il semble bien toujours exister une sorte de loi du silence de la part des malades en contact avec les différents rouages du système de santé. Quel dommage en vérité. C’est ce que nous démontre Odette Taltavull, en tant que patiente elle-même, dans la LEM 493, Lettre ouverte aux patients silencieux. Si vous le souhaitez, et que vous vous sentez concerné à titre personnel, rien n’est plus facile que de participer à notre liste d’échanges sur la santé entre non-professionnels et professionnels. Nous contacter.
Dr F-M Michaut, logo d’Exmed

11 avril 2007
Manipulation des comportement électoraux par les couleurs
Ce printemps ci, les Français sont invités à se rendre aux urnes à plusieurs reprises pour élire un nouveau président de la république, et les députés de leur région. Un argument de psychologie comportementaliste pourrait servir de nouvelle botte secrète aux candidats à la course pour l'Elysée, et à ceux de la chambre des députés.  Lors du vote, le choix du candidat serait influencé par la couleur du papier utilisé au cours de sa propagande écrite. Ce n'est pas un poisson d'avril tardif.  C'est ce qu'ont démontré très sérieusement les psychologues John Garner et Charles Brooks du King’s College en Pennsylvanie lors des dernières élections du Congrès américain. Le coq gaulois n’est pas l’aigle chauve du Nouveau Monde, c'est sur! Cocorico !
Quoi qu’il en soit l’étude des deux psychologues américains pourrait bien donner des idées à tous nos chers candidats -partis confondus - au bas du baromètre des sondages. Le comportement des électeurs changerait suivant que la campagne écrite du candidat est imprimée sur du papier rose ou bien sur du vert clair. Cette dernière couleur s’avérerait déterminante lorsque les votants sont des hommes, et le rose lui le serait pour les femmes. Le choix de la couleur du papier n'est pas seulement stratégique pour les électeurs mais le serait également suivant le sexe du candidat à l’élection. Les candidates auraient intérêt à imprimer leur programme sur du papier rose, couleur qui augmenterait leurs chances d’obtenir les votes des électeurs des deux sexes.  En revanche, les candidat de sexe masculin obtiendraient les suffrages des électeurs des hommes et des femmes s’ils utilisent les deux couleurs. Le papier rose pour les électrices, et le vert pour les électeurs. L'emblématique disparité entre homme et femme serait-elle une affaire de  disparité de couleurs du papier reconnues pour influencer le vote des électeurs suivant leur sexe? 
En tout cas, choisir du papier vert ou rose pour imprimes ses tracts à l'instar d'un papier peint pour des murs serait une manière inédite de faire campagne. Ce marketing politique inspiré par la science des comportements laisse-t-il la place au libre choix des votants ou est-il une forme de technique subliminale sujet à débat pour son éventuel caractère manipulatoire ? De quoi faire voir de toutes les couleurs aux électeurs car tout n’est pas rose pour eux et peut leur donner l'envie d'aller voir si l'herbe est plus verte ailleurs. 
 Librement inspiré de l’article de Nicolas Gueguen dans Cerveau et Psycho Mars/Avril 2007.
N. Bétrencourt, cliché Exmed

12 avril 2007
C’est pas une blague son blog
Exmed a le grand plaisir d’annoncer à tous nos amis et visiteurs du site que notre complice Cécile Bour, qui a créé la rubrique humour médical comme forme à part entière de l’expression médicale, en démontrant avec excellence que la caricature de qualité n’est pas un domaine réservé aux hommes, vient de franchir encore un pas. Dessiner, comme peindre, c’est proposer aux autres ses propres créations. Internet fournit un excellent moyen de le faire. Alors, notre caricaturiste de l’équipe des amis d’exmed se lance. Et pour ses blagues magnifiquement dessinées, quoi de mieux qu’un blog ?
C’est chose faite, et un petit clic sur http://c.bour.over-blog.com vous y conduit.
A consommer sans modération, produit excellent pour notre santé.
Dr F-M Michaut, cliché Exmed

13 au 15 avril 2007
Le dessin de Cécile Bour
Le malade, ce paria

16 avril 2007
Étudiants, emparez-vous de l’éthique LEM 494
Le rouleau compresseur des technosciences dans la formation des professionnels aux métiers de la santé ne doit pas nous faire oublier l’importance absolue de la dimension humaine, donc de l’éthique de nos métiers pas comme les autres. Cette LEM est un appel à nos étudiants qu’ils soient en soins infirmiers, dentisterie, kinésithérapie, pharmacie, biologie, administration, imagerie médicale, psychologie ou médecine, pour qu’ils exigent que la déontologie devienne une partie intégrante de toute leur formation professionnelle dès la première année d’études. Internautes visiteurs de ce site, et qui que vous soyez, qu’en pensez-vous ?
Dr F-M Michaut, logo d’Exmed

17 avril 2007
Ordre des infirmiers

C’est fait, un décret vient de donner le coup d’envoi en France d’un ordre des infirmiers. Comme les pharmaciens, les notaires, les architectes et les médecins, cette profession rejoint les rangs de ceux qu’on nomme les libéraux.
Chacun pense ce qu’il veut de ce type d’institution, ce n’est pas notre propos ici.
Nous saluons le fait que les infirmières sont désormais considérée comme des acteurs des soins de santé qui ne peuvent plus être considérées comme des subordonnées aveugles et muettes des tout puissants médecins. Nous nous réjouissons aussi de ce que le premier chantier du nouvel ordre va être de se doter d’un code de déontologie. Hier, dans la LEM 494 “ Étudiants, emparez-vous de l’éthique “ lien , nous disions combien est indispensable de commencer très tôt à cultiver cet aspect humain des relations de soins.
Dr F-M Michaut, cliché Exmed

18 avril 2007
Si ça fait pas maigrir
Dans la revue de presse de Mediscoop du mardi 17 avril 2007, chacun a pu lire ce titre à sensation de la presse grand public.
« Mésothérapie : 14 victimes d’une infection grave »
Le Parisien
Le Parisien annonce sur une page que « 13 femmes et un homme ont contracté une infection grave lors de séances de mésothérapie anticellulite chez une généraliste ...
Qu’il puisse y avoir des problèmes d’infection quand on utilise un pistolet multi-injecteur introduisant en sous-cutané de multiples substances à faible dose associées ( c’est le principe de la mésothérapie ) ne peut étonner personne. Tout acte médical, aussi anodin semble-t-il, présente un risque. Les compagnies d’assurances des médecins sont amenées le plus souvent à indemniser des patients parce qu’ils ont fait une chute de la table d’examen du praticien.
Par contre, l’utilisation d’injections de ce type dans un état, qualifié de cellulite par le public, comme si c’était une maladie, alors que pour les médecins ce sont juste des dépôts graisseux disgracieux sans conséquence sur la santé, pose un problème d’une toute autre dimension. Utiliser des traitements, bien peu étudiés par la médecine traditionnelle, et non toujours dépourvus de risques, simplement pour répondre à une demande d’ordre esthétique, est-ce moralement ( pardon de ce gros mot ) acceptable ?
Bon appétit quand même.
Dr F-M Michaut, cliché Exmed

19 avril 2007
Notre caricaturiste médicale
Au siècle de Louis XIV, on ne badinait guère avec l’impertinence et la critique des gens de la Cour. Il fallait savoir faire passer son message pour se risquer à ce genre d’expression. Molière y excella avec ses comédies, la Bruyère sut dessiner de savoureux portraits en outrant ses Caractères et La Fontaine utilisa largement le monde animal pour nous dire qui nous sommes vraiment. Au XXIème siècle, la mise en question de nos grandes institutions dans le domaine de la santé n’est pas toujours bien vue. C’est pourtant ce que parvient à faire notre consoeur Cécile Bour grace à la caricature médicale. Certes, elle met en avant qu’elle est simplement un amateur, et qu’il existe des caricaturistes médicaux de métier. Comme elle manipule volontiers ses crayons pour mieux nous faire percevoir notre tendance machiste habituelle, elle mérite une dénomination ( ou un titre si vous voulez ) spécifique. C’est pourquoi nous nous permettons de la nommer caricaturiste médicale. Est-elle la seule qui pratique cette activité sans renoncer à sa féminité ?
Sur cette page, on la retrouve régulièrement chaque fin de semaine. Et si on veut la connaitre encore un peu mieux, c’est possible ici.


Dr F-M Michaut, cliché Exmed

20 au 22 avril 2007
Le dessin de Cécile Bour :
Cadeau bien empoisonnant

23 avril 2007
Cet oublié des candidats LEM 495
C’est fait, les électeurs de France ont exprimé leur opinion. Ce qui nous semble intéressant est de sonder ce dont n’ont parlé aucun des multiples ( à la surprise des étrangers ) candidats au premier tour de l’élection présidentielle. Quand cela concerne la bonne ou la mauvaise santé de nos relations les uns avec les autres, que ce soit dans le travail ou dans la sphère privée, on peut bien consacrer quelques minutes à lire cette LEM 495. Sans oublier cette phrase de Paul Watzlawick ( psychiatre américain ) qui sert d’Os Court à ce papier.
Dr F-M Michaut, logo d’Exmed

24 avril 2007
Souvenir de Jacques Blais
Cela a fait hier deux ans que Jacques Blais a entrepris ses ultimes pérégrinations, et son histoire me fait penser au roman de Jean d'Ormesson, "la Douane de mer" où l'auteur meurt à la première ligne et rencontre un esprit venu d'une autre galaxie pour explorer notre univers. 
Il me plaît d'imaginer que Jacques Blais a rencontré un autre esprit curieux et qu'à deux, ils visitent notre monde, notre univers et partagent leurs connaissances et leurs enthousiasmes: cela nous changerait grandement des promesses et discours diffusés depuis plusieurs mois en France et pour encore deux semaines.
Dr G. Nahmani, cliché Exmed

NDLR : Pour nos visiteurs qui ne connaîtraient pas encore Jacques Blais, décédé le 23 avril 2005, consulter la page.

25 avril 2007
C’est ça les études de médecine ?
Le Nouvel Observateur n° 2216 ( Source mediscoop du 24 avril ) publie un témoignage de Catherine Brizard « avec les étudiants de première année de médecine de Lyon ». Constat sans merci : « Amphis bondés, cours expéditifs, moyens dérisoires », avec « noyade garantie », au bout du compte. Pourquoi donc ? « ils sont 700 postulants pour 110 places en médecine, plus une quarantaine en odontologie, pharmacie et maïeutique ». Du côté des enseignants, c’est plutôt triste, selon la journaliste : le corps enseignant « assure le minimum syndical. Seize heures de cours magistral, 2 heures d’études dirigées, et puis circulez ! ». A nos yeux, voici la plus grave critique formulée par un professeur : « ce bachotage n’apprend pas à réfléchir. En troisième année, certains étudiants réalisent un peu tard qu’ils ne supportent pas la relation au malade ».
Et, cerise sur le gâteau, des officines commerciales, proposent pour 1000 à 2000 euros par an ( alors que les études sont en théorie gratuites en France ) un encadrement pour franchir le concours couperet de fin d’année.
Combien de temps allons-nous encore supporter qu’on bâcle à tel point la formation de nos futurs soignants ? Simple question de respect des malades que nous sommes tous un jour, et de respect élémentaire de nos jeunes gens qui ont envie de consacrer leur vie à soigner les autres.
Dr F-M Michaut, cliché Exmed

26 avril 2007
Nos chirurgiens caricaturés
Il faut bien le dire, la rencontre que nous pouvons avoir avec nos amis chirurgiens quand nous avons besoin de leur intervention salvatrice nous met rarement en position de rigoler. Alors, ne boudons pas notre plaisir quand notre dessinatrice Cécile Bour s’en donne à coeur joie pour nous montrer à sa façon quelques traits qu’elle a pu observer dans des salles d’opération. Nous aimerions bien; à Exmed; que nos confrères leslaisser as du bistouri nous disent ce qu’ils pensent de ces 3 séries de caricatures qui les croquent à partir de la page http://www.exmed.org/humour/humor6.html
L’avis des opérés nous serait également précieux.
Amusez-vous bien.
Dr F-M Michaut, cliché Exmed

27 au 29 avril 2007
Le dessin de Cécile Bour :
Euthanasie active

30 avril - 1er mai 2007
Douloureux sujet LEM 496
On ne le dira jamais assez haut et assez fort. Le traitement adapté et efficace de la douleur devrait être une obsession médicale de chaque instant. Hélas, quelles que soient les déclarations officielles dans un pays comme la France, il n’en n’est rien. La LEM 496 de Françoise Dencuff intitulée Avant tout, dire, la douleur, nous propose un regard lucide sur ce dossier qui ne devrait laisser aucun citoyen indifférent.
Bonne lecture à tous.
Dr F-M Michaut, logo d’Exmed

 

2 mai 2007
Première ablation de la vésicule sans cicatrice
Le Monde, jeudi 26 avril, www.lemonde.fr
Une équipe française dirigée par le professeur Jacques Marescaux a réalisé avec succès la première opération chirurgicale sans cicatrice au monde. Les médecins ont ôté la vésicule biliaire d'une femme de 30 ans sans faire d'incision de la paroi abdominale, en passant par voie transvaginale. L'opération a duré trois heures, contre une heure en moyenne pour une cholécystectomie classique. Un endoscope souple, doté d'une caméra miniature a été introduit par le vagin de la patiente afin de visualiser l'intervention sur un écran d'ordinateur. « Plusieurs instruments (bistouri électrique, pince, ciseaux, applicateur de clips), dont la taille ne dépasse pas 2 mm, fixés au bout de câbles et actionnables à distance, ont alors été insérés dans l'endoscope, permettant la dissection, puis l'extraction de la vésicule » explique le journal Le Monde.
J'veux bien, si j'ai une lithiase vésiculaire, me faire opérer par le même chirurgien, mais une angoissante question taraude mon esprit inquiet:
Par où choisirait-il de m'introduire l'endoscope ? J'ose à peine imaginer le trajet sinueux, j'ai failli écrire " sinœud", j'en ai les zizygomatiques contractés !
L'article précise encore que d'autres viscères pourraient bientôt bénéficier de cette technique nouvelle: jusqu'où ira, même hors Irlande, l'ingéniosité de nos chirurgiens et celui qui vient , vu par Cécile, d'extirper une vésicule, a-t-il eu connaissance de cette voie d'introduction ?
En Meuse, il y a bien 30 ans, nous avions à Verdun, un pseudo-magnétiseur qui affirmait, grâce à ses passes et ses prières, faire fondre les calculs et les calcifications tendineuses: son commerce cessa avec les échographies naissantes…
Dr G.Nahmani, dessin Cécile Bour

3 mai 2007
Qu’avons-nous donc dit, dis-donc?
Comme chaque mois, nous avons rangé soigneusement dans les entrailles à la mémoire sans faille du site Exmed tous les coups d’oeil quotidiens qui ont été publiés ici en avril 2007.
Si une petite rétrospective de nos récentes préoccupations en matière de santé vous intéresse, laissez-vous guider.
Dr F-M Michaut, cliché Exmed

4 au 6 mai 2007
Dessin de Cécile Bour :
Quels jeux ...

7 - 8 mai 2007
Ça fait du bien LEM 497
En ces temps de fureur électorale et de déferlement de discours assourdissant, si on prenait juste un peu de temps pour ... lire. Oui, un vrai livre longuement élaboré comme une œuvre d’art. Un livre qui ne vous laisse pas comme vous étiez avant de l’avoir ouvert, c’est précieux, non ? Alors, allons voir de quoi il s’agit dans la LEM 497 “ Élégance”. Bonne lecture.
Dr F-M Michaut, logo d’Exmed

9 mai 2007
Toujours le dilemme de la poule et de l’œuf
JIM (20/04/07)-Est-ce la biologie qui génère la psychopathologie ou l’inverse ? The American Journal of Psychiatry (Oquendo M et coll.: “What have we learned about the neurobiology of major depression?” Am J Psychiatry 2007; 164 : 540-542) évoque l’apport éventuel d’examens complémentaires dans le diagnostic et le dépistage des dépressions sévères.
Trois études remarquent des modifications biologiques convergentes : le taux de cortisol salivaire est plus élevé au réveil chez les sujets de famille dépressive, l’IRM remarque que la reconnaissance d’une mimique de joie est plus lente chez les personnes déprimées et enfin l’électroencéphalogramme met en évidence que les sujets déprimés reconnaissent mieux leurs fautes car ils mobilisent plus de ressources mentales.
La dépression s’inscrit donc dans la biologie. A la lecture de ces résultats il me vient quelques réflexions :
Tout d’abord il n’est bien entendu pas possible de savoir si le « caractère dépressif » vient d’une biologie perturbée ou l’inverse. Inné ou acquis ? Ce débat n’a pas finit d’occuper les pages des publications scientifiques. Nous pourrions dire avec Michel Foucaut : " Jamais la psychologie ne pourra dire sur la folie la vérité, puisque c'est la folie qui détient la vérité de la psychologie.   Extrait de Maladie mentale et psychologie  
Deuxièmement, comme tous les patients testés étaient sous antidépresseurs il faudrait peut-être se poser la question de leur efficacité. Il n’est pas mentionné s’ils étaient en psychothérapie.
Enfin au regard de la mobilisation des ressources mentales des déprimés, plus que jamais , nous devons nous interroger sur le rapport étrange entre folie et génie. L’extrême lucidité sur soi et sur les autres n’inciterait-elle pas certains à choisir de s’évader dans un monde moins fou que le nôtre ?
Une large étude du British Journal of Psychiatry semble d’ailleurs donner raison à cette dernière réflexion. Coordonnée par un praticien de l’Université de Louvain (Belgique), cette étude longitudinale sur 7 ans illustre l’effet délétère de la pauvreté sur l’équilibre thymique, en montrant « la corrélation manifeste entre une dégradation du contexte socio-économique et l’état dépressif. » Ce lien se révèle encore plus marqué chez les femmes que chez les hommes tant pour le prolongement d’un épisode dépressif que pour son déclenchement. (JIM 24/04/07). Snoopy avait donc tout compris : mieux vaut être riche, en bonne santé, au lit et à deux, que pauvre, malade, au lit et tout seul.
Dr F.Dencuff, cliché Exmed

10 mai 2007
Triste médaille de bronze
La presse française nous en a discrètement parlé juste avant que Cécile Bour ne consacre son dernier dessin du week-end électoral national sur cette page ... aux prochains Jeux Olympiques, et à de sinistres jeux qui se livrent dans notre monde. De quoi s’agit-il ? Tout simplement du palmarès des pays du monde où l’on se suicide le plus au travail. En tête, se trouvent les États-Unis. Puis, ce serait en Ukraine qu’on aurait déploré le plus grand nombre de ces drames humains. En troisième rang, les experts nomment la France. C’est une terrible réalité, pour laquelle des explications simplistes ou sommairement partisanes ne sont pas de mise. Des tas de gens, dans un des pays du monde où il fait le meilleur vivre, sont tellement mal dans leur lieu de travail qu’ils peuvent, parfois, en arriver à de telles extrémités ? Si l’on voulait bien écouter les médecins généralistes, tenter de comprendre pourquoi, depuis des dizaines d’années, il leur arrive si souvent de prescrire des arrêts de travail trop hâtivement qualifiés “ de complaisance”, on aurait pu s’interroger sur les relations humaines telles qu’elles sont au sein des entreprises, publiques comme privées, en France. Comment en arrive-t-on à un semblable gaspillage humain ? Qu’allons-nous faire collectivement et individuellement pour que les choses évoluent vers une meilleure santé psychologique des gens au travail ? Des hommes moins désespérés, vous avez dit que ce n’est pas électoral et que ça n’a rien à voir avec l’économie et les dépenses de soins de santé ?
Dr F-M Michaut, cliché Exmed

11 au 13 mai 2007
Dessin de Cécile Bour :
Traumatisme scolaire

14 mai 2007
La vérité due au malade LEM 498
Cette dimension de l’exercice de la médecine mérite que l’on passe quelques minutes à l’explorer. Il ne s’agit pas de se lancer dans de grandioses perspectives morales ou de transposer à cette délicate question quelque placage idéologique quel qu’il soit. Avec Gabriel Nahmani, et à partir d’un récent ouvrage sur le sujet, nous allons tenter d’aller plus loin et de poser quelques vraies questions. Celles que nous nous posons tous en vérité. A vous de lire la LEM 498 La vérité due au malade.
Dr F-M Michaut, logo d’Exmed

15 mai 2007
Pas si simple
Selon le Figaro, repris par Mediscoop santé du 14 mai, une expérimentation serait en cours de lancement. Il s’agit pour les chercheurs de l’Inserm financés par les ministères de la Recherche, de la Santé et de la justice de tester l’efficacité sur deux ans de deux produits chez 48 pédophiles récidivistes malgré traitement médicamenteux ou psychologique. L’acétate de cyprotérone et la leucoproréline diminueraient la sécrétion de testostérone, ce qui a comme effet de devoir diminuer la libido. C’est la vieille idée de la castration chimique, celle-ci étant réversible à l’arrêt du traitement. Il est évident que nous devons chercher à trouver des solutions à la terrible réalité des délinquants sexuels, nos chercheurs sont dans leur logique. Ce qui pose problème est ce genre d’annonce faite au grand public. En effet, une lecture rapide peut laisser croire à chacun que la pédophilie est uniquement liée à un déséquilibre hormonal, et qu’en traitant chimiquement ce dernier - au besoin sous contrainte - on aura réglé la question. Pour certains psychiatres, confrontés à ces problèmes, comme le Dr Daniel Zaguri, la délinquance sexuelle est tellement complexe et multifactorielle qu’un simple traitement antihormonal de ce type ne serait justifié et efficace que dans 10 à 15% des cas. Toute généralisation de prise d’un tel médicament, en dehors de toute question éthique et pratique, serait illusoire.
Quand on vous dit, comme souvent ici, que les choses concernant notre santé sont toujours d’une grande complexité, on ne fait que vous dire la stricte vérité. La pilule miracle, qu’on se le grave dans les neurones, ça n’existe pas.
Dr F-M Michaut, cliché Exmed

16 - 17 mai 2007
Gaz à la dernière mode
On se bat déjà contre beaucoup de dangers domestiques en France : des peintures au plomb, en passant par les meubles en bois aggloméré et les pesticides et multiples colorants et antioxydants alimentaires, sans compter les accidents domestiques, il fait de moins en moins bon chez soi. Et voilà-t-il pas que le radon, largement présent depuis toujours, dans nos maisons en pays granitique au sous-sol uranifère, nous expose au cancer du poumon, Source : Libération du 16 mai. Bon, recadrons les choses. Selon le Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire ( ministère de la santé ) ce gaz inodore serait chez nous à l’origine de 9% des décès par cancer du poumon. Allons-nous encore subir une avalanche de mesures et de contrôle pour nous mettre à l’abri de ce “nouveau problème de santé publique “ ? Alors que nous continuons joyeusement à respirer les gaz infiniment plus hautement cancérigènes des échappements de nos automobiles. Mais, silence ... sujet sensible.
Dr F-M Michaut, cliché Exmed

18 - 20 mai 2007
Le dessin de Cécile Bour :

Automédication ... responsable ?

NDLR : Ce dessin vous a plu ? Vous pouvez retrouver toutes les autres caricatures de Cécile Bour qui sont parus sur Exmed, Visiteurs internautes ne boudez-pas votre plaisir.

21 mai 2007
Préventopharmaciens ... LEM 499
Amis médecins, ne vous est-il jamais arrivé de bouillir en entendant ce qui était dit parfois aux patients sur les troubles dont ils se plaignent auprès du personnel de leur pharmacie, quand vous êtes là incognito ? Et bien, imaginez-vous que l’idée est dans l’air, en France, de confier à nos amis pharmaciens une mission de prévention. Gabriel Nahmani, sans perdre une seconde son sens de l’humour, nous en dit plus dans la LEM 499 : La consultation du pharmacien. A ne pas manquer.
Dr F-M Michaut, logo d’Exmed

22 mai 2007
Sport, jeunesse et santé
C’est sous ce triple étendard flamboyant que se présente le nouveau ministère qui est chargé, en France, de s’occuper de ce qui touche à notre domaine de la santé des hommes. De belles et généreuses déclarations d’intention vont nous inonder dans les semaines à venir. De multiples groupes de pression vont tenter de faire valoir leur intérêt, les plus discrets dans les médias, notamment au niveau de l’industrie pharmaceutique, des assureurs et des banques, n’étant pas les moins écoutés.
Wait and see, comme le disent sagement les flegmatiques sujets de sa Gracieuse Majesté.
Dr F-M Michaut, cliché Exmed

23 mai 2007
Et d’un vaccin de plus
La toxicomanie est un véritable casse-tête pour les soignants et les drogués, et le champ de la recherche  pour le sevrage des drogues est sans cesse à la recherche  de solutions efficaces. Un nouvel espoir pour les spécialistes de la toxicologie contre la dépendance à la cocaïne avec un vaccin.  Cette nouveauté en est à sa phase d’essais cliniques chez nos voisins espagnols à Madrid et à Barcelone, et il est fondé  sur le principe de la vaccination thérapeutique, ou immunothérapie - encore souvent au stade expérimental -.
 Dans ce type de vaccins,  il ne s’agit pas là de prévenir l’apparition d’une maladie provoquée par des virus ou des bactéries mais d’aider l’organisme de personnes déjà malades à lutter contre la maladie en restaurant ses défenses immunitaires.
Ce médicament anticocaïne serait capable de traiter définitivement la dépendance à la poudre blanche en bloquant dans le cerveau les sensations de plaisir liées à la cocaïne. Ce serait un véritable vaccin antidépendance constitué d’une molécule très semblable à celle de la cocaïne. Le  vaccin anticocaïne essayerait d’absorber la cocaïne comme une éponge, bloquant ainsi son  passage au système nerveux en empêchant son effet euphorisant. La finalité étant de supprimer la sensation de plaisir liée à l’usage de la drogue. Mais précise le dr José Pérez de Los Cobos psychiatre à l’hôpital Sant Pau « Aucun traitement de la dépendance à  la cocaïne ne fonctionne sans soutien psychologique... C’est un impératif » .
D’ici à l a fin 2007,  participeront à cette étude, 157 Espagnols diagnostiqués d’une dépendance à la cocaïne, avec ou sans consommation d’alcool mais sans polytoxicomanie avec l’héroïne. Il est prévu qu’ils devraient recevoir quatre doses de vaccins: une au début de traitement, et trois autres de  rappel par la suite.
Les résultats seraient variables d’un toxicomane à un autre. Certaines personnes devront recevoir des doses plus fortes que celles initialement prévues pour stimuler le système immunitaire. L’étude permettra de déterminer si l’annulation des effets euphorisants est de courte ou de longue durée, et il faut évaluer les effets secondaires avant de le proposer à une population plus importante d’accros à la cocaïne. Une promesse de vaccin bien encourageante mais faut-il encore espérer que les intérêts des toxicomanes l’emportent sur ceux des enjeux financiers de Big Pharma !
Source: Courrier International n°862-10 mai 2007, N.Ramirez de Castro, ABC
Nicole Bétrencourt cliché Exmed

24 mai 2007
Vaccins anti-tout
En réponse au coup d’oeil paru ici hier, voici ma réaction.
Væ Victis ? Non, inventons des vaccins à tous crins et pour tout.
Pourquoi lésiner ? Sachons Anti-ciper, voulez-vous:
- Antidrogues, c'est nécessaire,
- AntiCancer du col utérin ou des seins, souhaitable bien sûr,
- AntiBio, AntiVie, très employé dans le monde entier et surtout au Moyen-Orient et dans toute la région attenante par des Fous de Zeus acharnés à gagner un improbable paradis empli d'avenantes et sémillantes houris,
- AntiMoine, pour les chimistes mécréants ou athées,
- Antiramisu pour ceux qui n'aiment pas les desserts transalpins…
Il faudrait aussi découvrir des vaccins contre la méchanceté, la duplicité, l'arrogance, le mensonge, le désir de puissance et les promesses électorales nauséabondes tant des vainqueurs que des vaincus, mais il s'agit là d'un doux et innocent souhait !
AntiGabriel, alias Dr G.Nahmani, cliché Exmed

25 au 28 mai 2007
Le dessin de Cécile Bour :
Les dessous de l’automédication.

29 - 30 mai 2007
Depuis 500 semaines LEM 500
Nous célébrons ce jour, avec une journée de retard pour cause de lundi de Pentecôte férié pour les uns et pas pour les autres, le numéro 500 de notre webzine francophone de santé qui atteint ses dix ans d’âge. C’est l’occasion d’un numéro un peu spécial, où nous nous interrogeons sur l’évolution de notre monde de la santé depuis que nous avons pris le parti d’ouvrir les possibilités de la Toile à ceux qui voulaient s’exprimer en toute liberté et indépendance. Bonne lecture, et n’hésitez pas à nous donner votre avis.
Dr F-M Michaut, logo d’Exmed

31 mai 2007
Lobby médical à l'Assemblée nationale
Vincent Nouzille, journaliste et auteur avec Hélène Constanty du livre "Députés sous influences, enquête sur le vrai pouvoir des lobbies à l'Assemblée nationale", souligne dans un entretien avec Le Quotidien du Médecin la "réelle influence" du lobby médical:
- les médecins sont "numériquement forts" au Palais-Bourbon, représentant "7 % des députés et les professionnels de santé 12 %".
- "ils tiennent des postes clés"
- "sur les questions de santé, les députés médecins se considèrent souvent comme les experts exclusifs du sujet".
et notre journaliste de déplorer la non-représentativité à l'Assemblée nationale…des malades ! Serait-il malade lui-même ? Imaginons les gradins et couloirs encombrés d'éclopés, d'égrottants, de brancards, de potences à perfusion, imaginons lors de débats houleux les béquilles et cannes anglaises brandies, menaçantes et les pugilats entre nos deux professions, médecins sur représentés et malades …
Dr G. Nahmani, cliché Exmed

1 au 3 juin 2007
Le dessin de Cécile Bour :

Pseudo-science virtuelle

4 juin 2007
Porte ouverte à tous les abus LEM 501
Plus que jamais, le déficit majeur de culture générale en matière scientifique constitue une voix royale à tous les dévoiements en matière de soins, notamment dans le domaine psychologique. Nicole Bétrencourt, psychologue clinicienne, dans sa LEM 401 nous dresse un tableau sans concession de ce dangereux univers de certains psychothérapeutes opportunistes, devenus maîtres dans l’art de la culture des faux souvenirs. Voilà qui nous concerne tous.
Dr F-M Michaut, logo d’Exmed

5 juin 2007
La chicha explose
Quand on est jeune, quand l’usage de la cigarette est diabolisé par les autorités sanitaires, quand on a peu d’argent et quand les dispositifs de lutte contre le tabac se fondent principalement sur l’augmentation du prix de l’herbe à Nicot , quand faire autrement que les générations précédentes conserve un attrait fort, que se passe-t-il ? Et bien, on se rue sur le narguilé. Selon Bertrand Dautzenberg ( office français de prévention du tabagisme ) à 16 ans, 53% des jeunes se sont livrés à cette expérience, et 70% à 19 ans. Un tiers d’entre eux prétend en faire un usage régulier. Que fume-t-on dans cette pipe à eau collective ? Un produit qui se nomme chicha. Il contient 25% de tabac mélangé à de la mélasse et d’arôme de fruits. Autrement dit, il est impossible de savoir exactement ce qu’est ce chicha. Un seul narguilé fumé - généralement trop vite - serait l’équivalent de deux paquets de cigarettes. Les phénomènes de dépendance, tout comme la toxicité cardio-vasculaire et cancérologique seraient aussi fréquents.
Alors, soyons lucides et ne nous laissons pas raconter d’histoires de mille et une nuits sur de merveilleux - pour leurs vendeurs - produits exotiques.
Dr F-M Michaut, cliché Exmed

6 juin 2007
Montrés du doigt
Le Haut conseil pour l'avenir de l'assurance-maladie (HCAAM) a adopté hier le rapport final sur les conditions d'exercice et de revenu des médecins. 
Le Figaro économie rappelle que ce texte souligne les disparités entre spécialités et secteurs d'exercice. 
Les Echos soulignent qu'il fait état d'une "progression très significative du revenu par tête des médecins (en euros constants)", à savoir 1,14 % par an entre 1980 et 2004 pour les généralistes et 1,79 % pour les spécialistes, "tout en mettant en avant un accroissement de l'activité". 
Facile évidemment de montrer du doigt l'accroissement significatif des revenus en question, mais ne devrait-on pas évoquer aussi et s'en étonner "la protection rapprochée destinée à éviter tout incident pendant la retraite" d'un nouveau…retraité après 12 années de travail: 8 policiers et gendarmes, plus un escadron de 25 gendarmes mobiles quelque part en Corrèze, aux alentours d'un castel.
Amer et jaloux, je remarque que, depuis le 1er janvier 2000, jour de départ de ma retraite après l'équivalent de 5 septennats, aucun déploiement de policiers n'est venu me protéger contre la possible vindicte de patients mécontents et que quand je me promène dans Verdun ou ailleurs, les seuls policiers que je vois passent leur temps à verbaliser le moindre défaut de stationnement mais pas du tout l'épandage désobligeant de déjections canines.
Les revenus des uns sont facilement montrés du doigt (vengeur), les énormités de certains autres gains sont vaguement signalées et vite oubliées, tout comme les ISF très modérées de certains dont on a le droit de se demander où sont passées, non pas les pantoufles, mais les sommes accumulées depuis des…septennats.
Selon que l'on sera puissant ou misérable…
Sur le très vieux chemin du vice
Que les hommes ambitieux choisissent,
On sait des montages incroyables
Des lingots d'or des chèques en bois.
Nous avons connu en France
De ces bons vendeurs d'indulgences
Qui ont ruiné le contribuable
Il y a des choses qu'on n'oublie pas.
Selon que vous serez puissant ou misérable ( Michel Sardou…nique et Gabriel)
Dr G.Nahmani, cliché Exmed

 

7 juin 2007
A chacun son job
"Les médecins ne veulent pas que les pharmaciens consultent": nous y avons fait (LEM 499), il y a peu, allusion, et faut bien nous comprendre, bien que non affiliés à la filière bovine, nous défendons notre biffteck. Imaginons que les potards n'obtiennent pas le droit envisagé, personne n'est dupe : les conseils de prévention abondent depuis longtemps, et gratis, dans les magazines à la Santé dédiés, les sites informatiques en délivrent en veux-tu en-voilà, les kinés jouent, même sans connaissances précises pour certains d'entre eux, à l'ostéopathe et manipulent des rachis cervicaux sans trop tenir compte de l'âge de certains patients et de leurs facteurs de risque…les instituts de sondage non uréthral nous informent à l'avance de ce qui va se passer, quitte à affirmer ensuite le contraire, c'est le règne de l'à peu près, du propos amphigourique, de la jactance…je me tais donc!
Dr G.Nahmani, cliché Exmed

8 au 10 juin
Le dessin de Cécile Bour :
Au pas de charge ...
Les autres dessins de Cécile Bour en 2007

11 juin 2007
Répétons-le LEM 502
Face aux maladies inventées de toute pièce par une industrie pharmaceutique qui cherche avant tout à vendre le plus possible des médicaments qu’elle produit, comment un médecin conscient peut-il ne pas se laisser manipuler ? Tony Lambert nous donne dans la LEM 502 “ Exmédothérapie”, à la fois son diagnostic et ... son traitement non chimique. Bonne lecture, amis Internautes.
Dr F-M Michaut, logo d’Exmed

12 juin 2007
Suicide au travail 
Un suicide par jour serait dû au stress au travail. « Le suicide au travail serait couvert par la loi du silence. » ainsi s'est exprimé récemment, devant les caméras d’un magazine hebdomadaire télé,  le courageux mari d’une suicidée qui travaillait dans l’une de ces grandes entreprises montrées du doigt récemment pour son  fort taux de suicides. 
Une étape décisive vient pourtant d’être franchie par la Caisse Primaire d'Assurance Maladie des Hauts de Seine: elle vient de reconnaître comme “accident de travail” le suicide en octobre dernier d’un ingénieur du technocentre de Renault à Guyancourt. Lors de la récente journée mondiale de la santé et de la sécurité au travail, des professionnels de la santé ont estimé que les risques psychosociaux, stress ou dépression qui conduisent parfois au suicide ne sont pas assez pris en compte par les entreprises. Le stress au travail engendré par le rouleau compresseur de la compétitivité économique  est-il un phénomène français ou s'observe-t-il aussi autre part en Europe  ?  
L'exemple de la Roumanie, en pleine économie de transition, est éloquent. L'histoire qui va suivre est aussi édifiante que les récents suicides constatés dans certaines  grosses entreprises françaises. Cadre à la multinationale d’audit Ernst et Young,Raluca Stroescu, la trentaine, a été retrouvée morte chez elle avec deux dossiers entre les mains. « Elle avait le teint vitreux et pesait à peine 40 kilos. » ainsi est-elle décrite par un journal roumain. La jeune femme travaillait à la cadence infernale de 14 heures par jour, 7 jours sur 7.  Il lui serait même arrivé de rester au bureau 40 heures d’affilée. Un bien lourd tribut à payer pour montrer ses mérites lorsqu’on est une(e) jeune diplômé(e) roumain(e). Pour décrocher  le supposé gros lot d'un poste à responsabilité bien  rémunéré dans une prestigieuse multinationale, le stakhanovisme effréné est monnaie courante pour les jeunes loups roumains aux dents longues. Ceux qui veulent se faire une place au soleil professionnellement accumulent les nuits courtes, mangent n’importent quoi au lance-pierres, sacrifient loisirs et famille, et d’aucuns de transformer leur bureau en sanctuaire dédié au dieu « Profit Tous Azimuts » . 
Le journal Evenimentul Zilei rapporte le  point de vue des spécialistes qui « s’accordent à affirmer que de plus en plus de jeunes Roumains souffrent du syndrome de ‘burn out’ (épuisement total). Tout commence par des périodes de tourment et de stress, dues à l’obstination maladive d’accomplir le plus de tâches et de projets possible » .
En Europe ou sur d'autres continents, la compétitivité est-elle devenue une valeur morale qui justifie que les employés doivent se tuer à la tâche? Sacrifice humain déguisé ou bien esclavagisme qui ne porte pas son nom? 
N. Bétrencourt, cliché Exmed
Sources: Courrier International N°862 10 mai 2007

14 juin 2007
On n'y croyait plus, et pourtant...
    Cela faisait bien longtemps, de nombreuses années, que sur ce site les médecins "seniors" dénonçaient la désaffection, l'oubli ou la simple négligence de leurs jeunes confrères pour l'acte fondamental de la relation médecin-malade: l'examen clinique.
    Le Quotidien du Médecin de ce 24 mai 2007 nous rassure. Sous le titre <<L'examen clinique se porte bien>>, il détaille:
    Quel praticien ne s'est déjà penché sur le problème? La médecine électronisée, numérisée, informatisée tendrait à supplanter la bonne vieille médecine <<corps à corps>> qui a produit de forts bons résultats par le passé. La fin de l'examen clinique? Nos interlocuteurs médecins bondissent comme un seul homme: l'examen clinique non seulement demeure indispensable, mais constitue un préalable nécessaire à tout examen complémentaire. En faire l'économie, c'est faire courir un risque au patient. (on pourrait ajouter <<et se faire le complice du déficit de la Sécu>> NDLA). [...]
    L'examen clinique - premier temps d'une rencontre de soins entre un médecin et son patient - tend à régresser au profit des examens complémentaires. L'enseignement pratique de la sémiologie dans les facultés françaises, quant à lui, est très hétérogène. La médecine technique du XXI ème siècle sonnera-t-elle le glas de la médecine clinique? Rien n'est moins sûr. [...]
    <<Écoutez le malade, il vous donne le diagnostic>>, professait William Osler au début du XXème siècle. Une référence directe à l'examen clinique: cette <<rencontre singulière>> entre le patient et le médecin, lors d'une consultation, comprenant un entretien ((ou interrogatoire) et un examen physique (qui se compose de quatre temps: inspection, palpation, percussion, auscultation, NDLA). [...].
    Non, la bonne vieille "clinique" n'est pas morte, pour celles et ceux qui veulent bien se donner la peine et prendre le temps de la pratiquer avant de se ruer sur de trop faciles et trop onéreux examens complémentaires.
    Dr.Ph. Deharvengt, cliché Exmed

15 au 17 juin 2007
Le dessin de Cécile Bour :
Marketing hospitalier new-look
Les autres dessins de Cécile Bour en 2007

18 juin 2007
Énorme manipulation LEM 503
C’est fait, nous sommes en France débarrassés de nos obligations électorales nationales pour cinq ans. Nous ne pouvons donc plus être taxés de prendre la parole pour des motivations politiciennes en nous exprimant. Le temps est venu pour nous de publier la LEM de la semaine, qui nous fait voir ce fameux trou de la sécurité sociale, dont tout le monde parle, sous un tout autre regard. “ Le trou “ et ... le reste de Bernard Sablé non seulement soulève l’hypothèse d’une gigantesque manipulation d’opinion, mais aussi nous met vigoureusement en garde, tant patients que médecins, contre ce qui, à ses yeux avertis, est déjà quasiment inéluctable.
Dr F-M Michaut, cliché Exmed

18 juin 2007
Suicide et neuropathologie
Une collaboration anglo-française intéressante (Pr Philips du King’s Collège de Londres et Dr. Fabrice Jollant de l’hôpital Lapeyronie à Montpellier) explore les facteurs neurologiques des personnes dépressives les plus à risque, à travers une étude d’imagerie fonctionnelle du cerveau.
L’étude a été réalisée en comparant les activités cérébrales de trois groupes de volontaires, tous masculins. 13 patients à antécédents de dépression et de tentative de suicide, 14 patients dépressifs sans TS et 16 témoins indemnes de tout trouble.
Les chercheurs ont analysé les réponses des diverses zones cérébrales à la projection de visages exprimant successivement la joie et la colère.
Lors de la visualisation de la colère, les ex-suicidants activent beaucoup plus que les autres une zone du cortex orbito-frontal droit.
Pour le Dr. Jollant se pourrait être le signe d’une hypersensibilité à l’échec. Ils n’arrivent pas non plus à réguler leurs émotions comme en témoigne le fait qu’ils n’activent pas le cortex cingulaire antérieur impliqué dans cette régulation…Ces individus sont aussi moins sensibles aux stimulations positives que l’on peut interpréter comme des facteurs protecteurs vis-à-vis du suicide.
Même s’il est évident que ces résultats doivent être reproduits par d’autres équipes et sur d’autres groupes de patients (adolescents, femmes…) ils ouvrent des perspectives en terme de dépistage des personnes à risque.
A quand un IRM dans tous les services de médecine du travail ? Ou mieux encore dans les services des ressources humaines des grandes entreprises ? Qu’en sera-t-il alors de la discrimination pour cortex orbito-frontal paresseux ? (Le Figaro)
Dr F.Dencuff, cliché Exmed

20 juin 2007
Acides gras trans
C’est ainsi que sont nommés certains acides gras (A.G.) fabriqués et largement utilisés par l’industrie alimentaire mondiale. Ces A.G. trans, on était persuadés jusqu’à ces dernières années qu’elles luttaient contre le “mauvais cholestérol”. De là à utiliser l’argument de la santé pour vendre des biscuits, des céréales, des plats cuisinés, des pâtisseries, il n’y avait qu’un pas. Or selon Science et Vie n° 1077, ces A.G. trans augmentent dramatiquement le risque cardio-vasculaire des consommateurs. Selon le Pr Meir Stampfer, École de santé publique de Harvard (États-Unis), il s’agit d’un « véritable poison pour le corps humain. […] Nous avons calculé qu’aux États-Unis, l’élimination totale des acides gras trans permettrait d’éviter chaque année entre 70 000 et 100 000 morts prématurées des suites
d’une crise cardiaque ou d’une maladie cardio-vasculaire ».
« Sans compter que d’autres études ont montré que la consommation des A.G. trans augmentait significativement le risque de souffrir de diabète »,
Alors que d’autres pays ont déjà pris des mesures draconiennes, notamment en matière d’obligation d’afficher la teneur en A.G. trans des produits, la France resterait-elle les bras ballants. ? Pas vraiment : un rapport a été établi par l’agence française de sécurité des aliments en 2005 concluant à la ” nocivité sans précédent de cette graisse industrielle sur le système cardio-vasculaire”. Il est vrai que l’on ne sait pas comment nos industriels pourraient se passer des A.G. trans, mais la raison est-elle suffisante pour que si peu des gens parlent de cette information touchant se si près à notre santé ? A nos yeux, non. Et aux vôtres, visiteurs de la Toile ? Affaire à suivre de très près.
Dr F-M Michaut, cliché Exmed

21 juin 2007
Pour fêter l’été
Foin de fête de la musique sur Exmed si vous voulez bien. Nous mettons en ligne sur ce site deux nouveaux poèmes de notre amie Israël Juliette Goldberg. La poésie est aux antipodes des expressions démodées, plus que jamais, en ces temps où tout se mesure en chiffres, en argent ou en volontés de pouvoir occupant tout le devant de la scène. “ La bulle “ et “ La brume “, mis en page et illustrés par Christine Bruzek, attendent votre lecture. C’est si bon pour notre santé que ce serait vraiment dommage de nous priver de ce plaisir.
Dr F-M Michaut, cliché Exmed

22 au 24 juin 2007
Le dessin de Cécile Bour :
Traumatisme ministériel

NDLR : Pour nos visiteurs hors de France, les personnalitÈs reprÈsentÈes sont de droite ‡ gauche : FranÁois Fillon, premier ministre, Nicolas Sarkozy, prÈsident de la rÈpublique, Bernard Kouchner - affaires ÈtrangËres, et Roselyne Bachelot - santÈ.

25 juin 2007
Médecins sous dépendance LEM 504
L’ingérence massive des industriels de l’industrie pharmaceutique dans la formation permanente des médecins est un sujet dont on parle peu. La presse médicale ne peut guère se permettre de se mettre à dos ses principaux financeurs ! Il est cependant important que tous les citoyens, et les médecins en tête, sachent à quel point cette situation subtile et exclusive de mainmise sur la façon dont notre médecine peut évoluer est de toute première importance ... pour notre santé tant physique que psychologique. Notre guide est Françoise Dencuff, avec Dé...formation médicale. Bonne lecture de la LEM 504 à tous.
Dr F-M Michaut, logo d’Exmed

26 juin 2007
Ta peau couleur café…
Une équipe de chercheurs de Boston vient de faire une expérience dont les résultats ne vont pas manquer de faire monter le cours du café.
Ils ont appliqué de la caféine sur la peau de souris haires avant de les soumettre à une exposition aux UVB. Un groupe témoin ne recevant que l’application d’un excipient.
Au bout de 11 semaines, le groupe « caféine » avait la peau moins ridée, moins rugueuse, moins oedématiée. Histologiquement on pouvait observer une diminution de l’apoptose des keratinocytes.
Après les crèmes amaigrissantes à base de caféine, il faut s’attendre dans les années futures à voir fleurir dans les rayons des supermarchés des produits solaires.
Seule interrogation non résolue : l’impact des applications répétées sur les insomniaques. Et quoi qu’il en soit le prix du « petit noir » matinal n’est pas prêt de baisser.
Dr F.Dencuff, cliché Exmed
Apoptose : mort cellulaire programmée
Keratinocytes : cellules de la couche superficielle de la peau responsable de son imperméabilité et de sa protection

27 juin 2007
La Toile qui tue
Il fallait s’y attendre. Avec le développement d’Internet, la presse écrite a de plus en plus de mal à survivre. Selon Courrier International n° 867, page 54, citant le San Francisco Chronicle, il ne s’agirait pas de la conséquence d’un quelconque désintérêt des lecteurs, mais d’une simple affaire de gros sous. Les recettes publicitaires qui assuraient naguère la santé financière des journaux fondent comme neige au soleil. Ce sont les grands moteurs de recherche comme Yahoo et Google qui bénéficient des faveurs des annonceurs. Neil Henry, ancien correspondant du Washington Post et professeur de journalisme à Berkeley University, à la suite de la suppression de cent postes de journalistes au même San Francisco Chronicle ( s’ajoutant aux cinquante du Sun, du Times , du Sunday Times et du News of the World au Royaume Uni ) tire la sonnette d’alarme. Selon lui, c’est un contre pouvoir important de nos sociétés qui est menacé, nous rendant plus vulnérables à la propagande politique, idéologique et ... mercantiliste. Hélas, aucun remède efficace n’est dépourvu d’effets indésirables : la règle n’est pas valable que dans le domaine médical.
Dr F-M Michaut, cliché Exmed


28 juin 2007
Testostérone…oui mais laquelle ?
La revue Prescrire (n°284) déplore la mise sur le marché de patchs à la testostérone (INTRINSA® de Procter et Gamble pharmaceuticals) censés augmenter le plaisir sexuel des femmes après ablation des deux ovaires (ménopause induite chirurgicalement).
Big Pharma ne pouvait pas rester insensible au marché juteux des frustrations sexuelles et c’est donc empressé de l’investir en oubliant un peu vite l’immense complexité de la sexualité et du désir. Le mensuel note avec juste raison qu’il n’y a aucune corrélation directe entre ménopause et insatisfaction sexuelle.
Outre le mépris de cette évidence les « dommages collatéraux » sont particulièrement indésirables : acné, pousse des poils, voix rauque…
L’Agence des Médicaments des USA a refusé la mise sur le marché de tels « adjuvants » compte tenu des risques cardiovasculaires et de cancers, évalués chez les hommes mais pas chez les femmes ! Et donc d’une balance bénéfices-risques défavorable.
L’Agence Européenne n’a visiblement pas les mêmes « frilosités » et a autorisé la virilisation féminine.
Il est certain que nos ovaires produisent naturellement une faible quantité de testostérone mais pensez-vous sérieusement que l’insatisfaction féminine après la ménopause est due à ce petit manque? Au risque de me faire des ennemis chez Big Pharma et dans les rangs de nos compagnons, ne serait ce pas plutôt une baisse de leur testostérone qui les rendraient moins à même de nous amener au 7ème ciel ?
Ils pourront toujours nous répliquer que passé un « certain âge » nous n’avons plus les mêmes attraits…. !
Ce qui est certain c’est qu’avec une barbe, une calvitie, et une voix de sapeur, notre sex-appeal va en prendre un coup.
Dr F.Dencuff, cliché Exmed

29 juin au 1er juillet 2007
Le dessin de Cécile Bour :
Sexisme médical 1