LES COUPS D'OEIL DU JOUR             

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L'année Exmed 2008nnnnn

Voici les coups d'oeil du jour du premier trimestre 2008 déjà parus sur le site Exmed .

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31 décembre 2007 au 4 janvier 2008
C'est la fête à Exmed: LEM 531
Et bien, nous, nous fêtons ici pendant 5 jours nos dix ans !
Est-ce le début du grand-âge pour un site de santé ? Exmed doit-il être admis à faire valoir ses droits à la retraite, comme on dit en langage administratif ampoulé de quelqu' un dont on ne veut plus ?
La LEM de la semaine va vous raconter comment nous voyons les choses.
Prenez tout le temps nécessaire à nous lire, et, plus encore que jamais, usez et abusez des possibilités de réponse que vous offre la Toile.
Sans votre soutien, nous n' existons pas.
Bonne Fête
Dr F-M Michaut

25 au 28 janvier
Dessin de Cécile Bour: L'arbre de la connaissance


29 janvier 2008
Naufragé sans Toile
Après l'âge de pierre, l'âge de bronze et l'âge de fer vivons-nous l'âge de Toile ? Je vous garantis que la question se pose quand la merveilleuse machine à tout convertir en 0 et en 1 pour accéder au Réseau des Réseaux se met à vous refuser tout service. Tel le poète amer chanté par Guinsbourg, vos larmes n'y pourront rien changer quand il vous dit ( paradoxalement par sa mutité) qu'il s'en va, votre joujou. Vous êtes tout nu, je vous le dis tout cru.
Commence alors un long calvaire. Vous piochez fébrilement vos notices et bouquins, vous tentez toutes les manoeuvres que vous y trouvez. En
vous retenant juste avant le moment de balancer par la fenêtre votre ordinateur tant vous êtes excédé. Rien, il ne veut rien savoir, ce traître. Et comme nos fabriquants sont devenus avares de papier - sans doute pour sauver des arbres - vous tombez sur la ritournelle : " pour en savoir plus, consultez notre site Internet ". Misère, mais comment je fais, moi, pour y aller sur ce Net, sans bécane ?". A force de fouiller, de téléphoner aux copains, vous dénichez un service de dépannage par téléphone. Après avoir entendu de sinistres musiquettes censées humaniser ( tu parles ) le service, vous voilà engagé dans un labyrinthe où l'on vous demande de taper je ne sais combien de chiffres sur votre clavier, de prononcer dans le vide comme un imbécile un certain nombre de mots ( comme le fameux trente trois des médecins de papa). Puis, au bout de deux ou trois interlocuteurs qui vous donnent leur prénom ( on est des humains, non?) le verdict tombe. " Si vous nous donnez le prix d'un peu plus de deux consultations de médecin généraliste (!!!), on peut essayer de vous dépanner par téléphone. Mais c'est pas garanti, et vous risquez de perdre tout ce que vous avez enregistré dans votre machine ". Bigre, d'abord ne pas nuire, n'est-ce pas ? De guerre lasse, vous vous mettez en quête d'une clinique spécialisée qui acceptera, dans les bons cas, d'opérer votre cher ( très cher) malade. Surtout ne tâchez pas de montrer votre impatience : une bonne semaine ou deux, juste pour le diagnostic du praticien et le devis de travaux à effectuer. Voilà ce qui est arrivé à votre serviteur et qui a fait que le site est resté muet depuis de nombreux jours.
Vive l'âge de la Toile, cela permet au moins de se moquer un peu de soi-même en guise de thérapie salvatrice.
Dr F-M Michaut


30 janvier 2008
La revue du Praticien parle de nous
Voici le texte intégral d'un article de Philippe Eveillard, un des meilleurs connaisseurs de l'Internet de santé, sur Exmed paru dans la presse médicale d'hier. Tant pis pour notre modestie.
" Les 10 ans d’Expression Médicale sont célébrées par François-Marie Michaut
dans sa lettre hebdomadaire datée 31décembre – 4 janvier 2008. L’occasion de
revenir sur un site dont la philosophie s’appuie sur « l’échange entre toutes les personnes
concernées par les questions de santé ».
Sur la Toile médicale, le plus difficile est de durer. Combien de sites, plus fringants les uns que les autres, se sont essoufflés au bout de quelques mois avant de disparaître. Ce
n’est pas le cas d’Expression Médicale :
Le 14 janvier 2008, François-Marie Michaut publiait sa 533e lettre. Chapeau l’artiste !
– http://www.exmed.org/archives07/circu531.html
Référence : Veille documentaire Philippe Éveillard
LA REVUE DU PRATICIEN MÉDECINE GÉNÉRALEl TOME 22 l N° 794 l 29 JANVIER2008
Un seul regret de " l'artiste en question ": l'oubli de l'apport capital dans le travail exmédien de tous nos rédacteurs fidèles et des colistiers de nos deux listes. Sans eux tous, leur enthousiasme, leur générosité sans limite et leurs compétences multiples l'exmédosphère serait bien ennuyeuse. Nos fidèles visiteurs Internautes, eux, en ont pleinement conscience.
Dr F-M Michaut

31 janvier 2008
En toute franchise! ...
Outre que cette nouvelle disposition remet en cause le principe fondateur de la Sécurité Sociale, l’instauration des nouvelles franchises médicales joue sur l’illusion de la diminution du déficit de la Sécurité Sociale avec dans le chapeau de gros lapins appelés plans Alzheimer, cancer, et soins palliatifs.
50 centimes d’euros par boîte de médicaments + 50 centimes par acte paramédical + 2 euros par transport sanitaire + 1 euro par consultation déjà à la charge des assurés sociaux depuis 2004 + augmentation à 16 euros du forfait journalier + seuil de 8 euros sur les actes médicaux supérieurs à 96 euros + le parcours de soins à respecter sous peine de sanction financière = une question cruciale : est-ce raisonnablement la solution pour combler le trou béant ?
Pourquoi, au lieu de viser les 800 millions d’euros totalement insuffisants que devraient rapporter ces franchises, les magiciens ne sortent-ils pas de leur chapeau le produit des abus et fraudes en tous genres, les tarifs démesurés des médicaments fixés par les laboratoires et acceptés par le Gouvernement, ou les 15 milliards d’euros d’argent public envolés en cadeaux fiscaux ?
Espérons que ce n’est pas le début d’un engrenage pervers qui pourrait conduire à la « franchise-punition » (versée par exemple par les fumeurs, les buveurs, et autres pratiquants de comportements à risques), et à l’instauration du « bonus-malus » pour les assurés sociaux.
Dans ce cas il ne fera pas bon « tomber » en dépression nerveuse ! Car si, en plus des franchises qu’il devra débourser, le déprimé se met à picoler et à fumer pour apaiser son mal-être, la note sera salée et le « bonus » pas récupérable avant 5 ou 6 ans (si tout va bien).
Pour se remettre de ces tours de passe-passe qui ne font que commencer, restera la possibilité de vacances discount sous forme d’une cure de 18 jours de soins -pas toujours justifiés médicalement- payés par la Sécurité Sociale.
Attention : les plus débrouillards auront même l’hébergement gratuit !
Odette Taltavull

1er au 3 février 2008
Dessin de Cécile Bour: études scientifiques en double aveugle

4 février 2008
Quand la mort arrive
LEM 534
L'accompagnement des mourants est un thème à la mode du jour. Au delà des généreuses intentions des donneurs de leçons de compassion largement étalées dans les médias, analyser lucidement ce que les différents soignants, qu'ils soient médecins ou non, peuvent ( et même doivent) faire quand ils sont avec les malades en fin de vie est une nécessité. Françoise Dencuff ,à partir de son expérience professionnelle, parle dans la LEM 534 de La Grande Illusion.
La rédaction d'Exmed y voit une illustration très parlante de l'article 8 de cette Charte d'Hippocrate que nous proposons sur le site. A vous d'en juger, et de nous donner votre avis quel qu'il soit.
Dr F-M Michaut

5 février 2008
Fumer tue grave
Entendu le mardi 29 janvier)sur France-Info: D'après un éminent pneumologue, le cannabis serait vingt fois plus cancérigène que le tabac. Ce qui veut dire que, concernant le risque de développer un cancer bronchique, fumer un "joint" par jour équivaudrait à fumer un paquet de "clopes".
Le problème est que les "joints" n'étant pas vendus en paquets de vingt, il n'est pas possible de faire figurer sur l'emballage la mention <<Fumer du cannabis tue>>. Et il faudrait ajouter à cette mention:<<...tue et rend fou>>, car le risque de développer une démence cannabinoïde doit aussi être signalé. Sans parler, pour les conducteurs de véhicules et utilisateurs de machines dangereuses, la baisse de vigilance, l'allongement du temps de réaction psycho-motrice et le rétrécissement du champ visuel.
A notre époque où tout risque ou danger doit être clairement indiqué sous peine de sévères poursuites et condamnations pénales, il y a là un grave manquement civique. On ne tardera pas à voir des procès retentissants à l'encontre des dealers et des trafiquants de drogues, ce qui serait une excellente chose.
Responsabilisons les toxicomanes et leurs fournisseurs de mort comme on responsabilise les fumeurs et les cigaretiers. Un grand pas en avant pour la santé.
Dr Philippe Deharvengt, alias le Père Igor

6 février 2008
Dope, dope, dope
Le monde des étudiants n'est pas à l'abri de l'utilisation de produits à effets psychostimulants pour améliorer les performances intellectuelles.
Selon la Neue Zürcher Zeitung, jusqu'à 25% des étudiants américains prendraient des stimulants de la mémoire. Chez leurs camarades Helvètes, la grande mode serait l'usage d'une phényléthylamine dont vous nous permettrez de ne pas livrer le nom commercial. Ce médicament utilisé en pédiatrie chez des enfants hyperactifs serait considéré comme un " brain boost". Pas question cependant pour nos jeunes gens de demander une prescription médicale, qui soulignerait les effets secondaires qui peuvent être parfois graves, en particulier l'incidence sur la survenue ultérieure de cancers. Il suffit de se procurer la potion magique ... sur Internet ( Source : Courrier International n°900).
Que le dopage puisse exister dans toute la société, et pas seulement dans le sport, n'étonne personne. Le phénomène n'est pas nouveau, et les gens de ma génération se souviennent du fameux Coridrane. Alors en vente libre, ce produit associait de l'aspirine et une amphétamine. Vous ne saurez jamais combien de candidats ont pu ainsi réussir l'épreuve de l'internat des viles de faculté avec une telle tricherie.
Ce n'est pas pour rien que la Charte d'Hippocrate évoque les relations des soignants avec des substances capables de créer des addictions.
Ne faisons pas semblant d'ignorer cette réalité. Le moins serait d'en parler ouvertement.
Dr F-M Michaut

7 février 2008
Au-delà de la justice
C'était il y a un peu plus de vingt ans en France. Le procès dit des hormones de croissance contaminées s'ouvre après la bagatelle de 16 ans d'instruction, 111 morts, 70 tonnes de dossiers et 250 parties civiles ( Libération du 6 février).
Comment des ténors de la médecine, tellement sûrs d'eux et de leur supériorité ( " notre hormone est la meilleure du monde " ) ont-ils pu en arriver là ?
Laissons la justice faire son travail, laissons les médias faire leurs commentaires, et interrogeons-nous simplement ici sur le mépris de l'humanisme médical qui a pu creuser le lit d'une pareille catastrophe sanitaire. Désigner et punir des coupables est indispensable, mais nous ne pouvons pas nous en contenter.
Que faisons-nous pour éviter la survenue de nouveaux drames du même genre ?
La Charte d'Hippocrate, dont nous prônons ici l'adoption par tous les professionnels de la santé , nous le dit clairement dans son article 6 :
" Je ne détournerai pas l'exercice médical de son objectif premier, le service du patient, en le réduisant au seul appât du gain ou de la gloire personnelle".
Dr F-M Michaut

8 au 10 février 2008
Dessin de Cécile Bour: Après le toucher rectal (TR)

11 février 2008
Pour des médecins décideurs LEM 535
Depuis plusieurs semaines, nos LEM tentent de jeter un regard constructif sur les différents articles de notre charte d'Hippocrate. Si vous lisez ( ce que je saurais trop vous conseiller) la LEM 535 de Bruno Blaive " Lecture de l'article premier de la charte d'Hippocrate", vous serez certainement surpris de la proposition quelque peu iconoclaste de gestion de l'argent de l'assurance maladie par ... les médecins eux-mêmes. Prenez le temps de lire, et de faire lire autour de vous, il y a là, enfin, une véritable piste pour remettre debout un système de distribution des soins qui sombre ... dans l'irresponsabilité générale, et la démotivation dramatique des professionnels de la santé.
Allez, amis visiteurs, on ouvre les paris : à votre idée combien de personnes médecins et non médecins , et surtout combien d'institutions, vont oser s'exprimer sur la proposition de Bruno Blaive ?
Faites-nous parvenir vos pronostics.
Dr F-M Michaut

12 février 2008
Attention, spermatozoïdes en danger !
Mercredi 6 février la Cour de Cassation a jugé que, quel que soit son poids et la durée de la grossesse, un foetus né sans vie à partir de 14 semaines d’aménorrhée pourra être déclaré à l'état-civil. Il est intéressant de constater la rapidité des réactions parmi la population ...
Il y a en effet bien longtemps que l’annonce d’un décret n’a pas suscité autant de réactions immédiates autant que passionnées ; sans doute parce que cette décision génère des questions cruciales, même si elle ne remet pas en cause -pour l’instant- le droit à l’avortement autorisé en France jusqu’à 12 semaines depuis 1975.
Concernant le foetus né sans vie, rappelons que jusqu’à présent ce dernier était déclaré « viable » après 22 semaines d'aménorrhée ou pesant au moins 500 grammes (cf l’OMS, texte de 1977). Dans ce cas, l'officier d'état civil inscrivait l’enfant sur les registres de décès et établissait un « certificat d’enfant sans vie ». Pour les autres fœtus, ne correspondant pas à ces critères de viabilité, subsistait un vide juridique.
Or à présent, à partir de 14 semaines d’aménorrhée les parents pourront faire reconnaître leur enfant en tant que tel, l'inscrire dans le livret de famille, lui donner un prénom et donc une existence juridique. Cette déclaration sera prise en compte pour tous les droits au niveau des allocations familiales et des retraites, ce qui pourrait favoriser certaines dérives même si la morale bien-pensante dit que dans la souffrance d’un deuil l’être humain est « désintéressé ».
A force de revenir sur des libertés fondamentales gagnées de haute lutte au fil des années, dans un mouvement d’avancées évidentes, il semble que nos gouvernants passent cette fois encore la marche-arrière sans regarder dans le rétroviseur, sans même voir les opposants à l’avortement qui n’attendaient qu’une brèche de cette taille pour s’engouffrer.
Notre société ne risque-t-elle pas un jour d’interdire même l’éjaculation en dehors de la procréation ?
Odette Taltavull

13 février 2008
Surveillance informatique
Il fallait s’y attendre. Selon Courrier International n° 901, reprenant un article de Simon Caulkin paru dans The Observer le flicage des salariés britanniques se porte fort bien. Pas moins de 52% des employés y seraient soumis. La multiplication des postes subalternes faisant de plus en plus appel aux ordinateurs a favorisé la visibilité des performances de chaque salarié. Selon Harry Scarbrough, professeur à la Warwick Business School : “ Tout est stocké en mémoire, si bien que les gens doivent d’avantage rendre des comptes”. Le résultat est immédiat : c’est la perte de confiance qui s’installe.
Du côté de la hiérarchie, les cadres ont seuls connaissance des chiffres de performance et de rendement, augmentant ainsi leur pouvoir de pression. La conclusion est assez inquiétante : “ la gestion par les machines est peut-être plus facile mais elle risque de produire une génération de cadres qui n’auront plus la possibilité ni l’obligation d’utiliser leur bon sens, leur expérience, leur esprit de méthode”.
Plus que jamais, nous le répétons sans cesse ici, cultiver son esprit critique et son indépendance d’esprit est une nécessité pour notre bonne santé individuelle et collective à tous.
Qui peut jurer que le flicage informatique des personnels hospitaliers et même des médecins de ville n’est pas déjà largement en route dans notre douce patrie des droits de l’homme ?
Dr F-M Michaut

14 février 2008
Sans maître ni mètre, comment évaluer ?
Le débat sur l' évaluation de la qualité de la médecine générale fait rage sur notre liste Exmed-1. Certains y voient une nécessité absolue pour pouvoir gérer au mieux les ressources financières de l' assurance maladie. Soit. D' autres soulignent la lourdeur de la surveillance dont sont entourés les soignants, et y voient le risque d' un véritable flicage.
Certes. Disons-le sans détour : personne, absolument personne n' est capable d' évaluer avec des critères objectifs la qualité d' une relation thérapeutique, donc d' un soignant. Personne ne peut dire, ni même définir, ce qu' est un bon médecin de médecine générale. On est incapable de définir un maître dans cette discipline. Il n' y en a donc pas !
Alors on se focalise sur des signes extérieurs, comme les prescriptions de médicaments, d' arrêts de travail, d' examens complémentaires.
En l' absence de tels outils de compréhension ( ce serait cela le mètre invoqué en titre), toutes les évaluations que nous voyons se développer de tous les côtés souffrent d' un défaut méthodologique majeur. Leur incapacité de donner une mesure acceptable - et crédible par les médecins - parce que la médecine générale ( et bien d' autres spécialités en fait) demeure un continent scientifiquement presque inexploré. En vérité, cela n' intéresse personne.
Dr F-M Michaut

15 au 17 février 2008
Dessin de Cécile Bour : Salubre autodérision

18 février 2008
Mercantilisme d'abord LEM536
Chacun peut imaginer que les personnes qui ont pour métier de fabriquer ces médicaments - dont nous avons tant besoin - sont avant tout animés par la volonté de découvrir de nouveaux produits encore plus extraordinaires que ceux que nous connaissons. Or, nous assistons à un ralentissement mondial de l'innovation dans le domaine de l'industrie pharmaceutique. Ceci n'est pas sans conséquence, et pour les patients, et pour les soignants eux-mêmes. C'est ce que démontre Gabriel Nahmani dans la LEM 536 Pharmacommerce de la peur. Bonne lecture.
Dr F-M Michaut

19 février 2008
Des zings plein gaz
Les derniers relents de fumée de tabac a peine évanouis de leur enceinte nos débits de boisson innovent pour attirer les consommateurs qui auraient tendance à les bouder. L' idée , déjà largement utilisée dans plusieurs pays, est simple. A défaut d' émanations des bruleurs d' herbe à Nicot, il suffisait d' y penser. Proposer aux clients de prendre une bonne poumonée au moyen de masques du style de ceux qui descendent du toit de la cabine des avions de ligne en cas de panne du système de dépressurisation. Il parait qu' en dix minutes d' inhalation d' oxygène à 95%, les pauvres citadins éprouvent un net regain de tonus. Et pour faire bonne mesure, les distributeurs ajoutent un certain nombre d' huiles essentielles, dont les dangers éventuels ne sont pas tous connus. Les médecins de leur côté ne connaissent que les ennuis pulmonaires et neurologiques centraux de l' usage intensif ( plus de six heures) de l' oxygène médical concentré à plus de 99,5%. Source Médiscoop du 18 février .
En tout cas, faute de faire des bénéfices avec de la fumée, remplir sa caisse avec de l' air, et en invoquant des bénéfices pour la santé et le bien-être, c' est un sacré tour de force.
Dr F-M Michaut, cliché Exmed

21 février 2008
En Forme de litanies
 L' autre  soir au journal de 20 H de  la chaîne publique de télévision A2 toutes les informations données par le présentateur étaient celles des victimes du jour.  
 La première, notre Président qui fait là une de toutes les informations en boucle est  victime de l'audimat . Chute (abyssale!) dans les sondages   mais aussi  dans la façon dont sont reçues ses  tentatives de reformes. Même celle de la mémoire de la shoah et  des enfants, de   l'enseignement primaire. Attentat et mort d'un représentant des Palestiniens, avec vengeance  annoncée contre tous les Israéliens où qu'ils soient dans le monde, suivi  ( sans doute au nom d' une association d' ' idée comme attentat = USA) du commentaire d'une fusillade dans un collège américain avec 5 à 6 morts . L' enquête montre que c'est la  5 ème depuis 2007 , mais que l'on y peut rien puisque les ventes d'armes sont libres et que les candidats à la Présidence ne veulent rien dire sur ce sujet brûlant. Même  Le sport n'est pas épargné puisque le plus grand footballeur du temps vient de se rompre quelques ligaments indispensables pour  avoir tapé dans un ballon et qu'on ne sait pas si nous pauvres spectateurs on pourra jamais  le revoir ; On terminera sur les  heureux vacanciers du Ski qui demain seront probablement pris dans des bouchons vers les grandes stations.
Ceci qui est le plus édifiant si on fait une analyse dans le temps  c'est que l'on pourrait ( en cas de grève ou de fusion des chaînes T.V. ) prendre des infos  de chaque jour des années précédentes  à la même période et faire le même journal  (à faible coût). On dit que trop d'informations tue l'information mais je pense qu'il y a plus grave et que ce n' est pas la présence ou l'absence de publicité qui en est la cause aujourd'hui ou demain.
Le journaliste Albert du Roy vient de publier  chez Stock un livre intitulé'' la Mort de l'information'' il soutient l'idée que je partage en partie ; ce n'est pas les médias qui font l'opinion mais le contraire  c'est l'opinion qui fait les médias."" Les médecins devraient lire avant de faire leur la Charte d' Hippocrate d' Exmed les pages concernant l'influence de la publicité sur la médecine! Bonne lecture.
Dr B. Blaive

22 au 24 février 2008
Le dessin de Cécile Bour: Tout simplement royal

25 février 2008
Idée à la mode LEM 537
 Les discours diffusés sans trêve par les médias finissent par acquérir un étrange statut de vérité s' imposant à tous et à chacun. Au point, parfois, de nous empêcher de nous poser quelques questions sur le bien-fondé de ce qui nous est asséné avec un bel ensemble. Nous tentons à Exmed d' encourager l' exercice de la réflexion personnelle afin de cultiver un salutaire esprit critique face à tous les pouvoirs qui tentent de nous faire marcher au pas.
Dans la LEM 537, c' est le slogan : Il faut sauver la planète qui fait l' objet d' une autre lecture que celle dont on nous abreuve tous les jours. L' objectif n' est pas de porter atteinte à une idée généreuse, mais de s' interroger sur le sens de ce type d' action collective.
Comme toujours, pardon de vous le répéter, vos réactions nous intéressent.
Dr F-M Michaut

26 février 2008
Pollution et développement mental
La pollution a-t-elle des effets sur le QI des enfants ?
Voilà, à coup sûr, un bon sujet de  coup d'œil pour Exmed. 
Sources : le Nouvel observateur, le journal santé, du mardi 19 février, www. santé.nouvelletes.com
Certains de vos patients citadins s'inquiètent des conséquences de la pollution sur la croissance et le bien-être de leurs enfants ? Ils sont loin d'avoir tort de s'en préoccuper car les recherches sur le sujet se multiplient et confirment généralement les risques de la pollution sur la santé infantile, notamment respiratoire et cardiovasculaire. La dernière étude en date porte sur le développement cérébral des enfants exposés à un environnement pollué. Des chercheurs américains de l'école de santé publique d'Harvard ont suivi plus de 200 enfants âgés de 8 à 11 ans et ont évalué leurs capacités intellectuelles (tests cognitifs et mesure du QI), en les comparant au niveau de pollution de leurs lieux de vie. Résultats : les enfants les plus exposés aux particules polluantes auraient en moyenne 3,4 points de moins au test de QI et rencontreraient davantage de difficultés d'apprentissage et de mémorisation que les autres. Selon le docteur Shakira Franco Sugliaet, responsable de cette étude, « la pollution atmosphérique est responsable d'un état inflammatoire et d'un stress oxydant qui pourraient altérer le fonctionnement du cerveau».
Et la pollution par armes à  feux c'est combien de points de QI  perdus ? Les enfants de l'amérique profonde seraient donc plus favorisés que ceux des villes ? Pas évident quant on circule aux USA (ou qu'on est amateur de films américains) Vive le stress oxydant; dernier agresseur de la peau , des âmes , des poumons ...
Dr B. Blaive

27 février 2008
Sauvés !
Dans la droite ligne de la LEM 537, Sauver la planète est idiot, un article du Parisien du 25/02/08 semble bien continuer cette réflexion sur le sauvetage.
Vous ne m' en voudrez pas de retourner à mon cher dictionnaire étymologique. Sauver même racine que sou : massif, solide. Au passage on trouvera solidaire, soldat, salut, solennel et dans les mots savants rattachés catholique de catholicon : remède universel.
L' origine des mots leur donne toujours une résonance plus large et parfois étonnante.
Un article qui remarque fort justement qu' autrefois victimes impuissantes, les personnes atteintes d'un cancer se montrent aujourd'hui plus combatives. Elles réclament notamment de pouvoir plus facilement participer aux essais de nouveaux traitements ou molécules ».
Certains patients vont jusqu' à créer des blogs pour raconter leur histoire. Et le Parisien de continuer : s'il y a une chance d'être sauvé, les patients 2008 veulent la saisir.
Il est étrange de constater le glissement sémantique entre guérir et sauver. Guérir contient l' idée de protection, de défense, de conservation. Donc une idée de mouvement alors que le terme sauver est statique.
J' aurai tendance à penser que, concernant la maladie, le mouvement nécessaire à la guérison est plus efficace que l' état de « sauvé ». Mais les médias ont toujours besoin de « gros mots » pour faire pleurer dans les chaumières. Il apparaît plus loin dans cet article que le patient, lui, a compris cette idée de mouvement : Il n'y aura de médecins volontaires et imaginatifs que pour des patients volontaires et décidés à guérir (Frédéric Secrétan, atteint d'un cancer du poumon)
Voilà enfin une attitude responsable et efficace car rappelons encore une fois que le médecin soigne et le patient guérit.
Par contre une petite ballade sur le blog de ce patient (médiatisé lors d' un reportage dans Envoyé Spécial) est édifiante. Une liste noire de médecins à éviter circule, basée sur des témoignages individuels. Inutile de revenir sur le manque de tact et de communication du corps médical, inutile aussi d' essayer de trouver des excuses à des manques d' humanité inadmissibles mais lors de la lecture de ces fragments de vie il est utile de se souvenir que la mort d' un être aimé est toujours injuste et que la colère est un moyen de maintenir le lien. Alors il faut un coupable... le médecin sera toujours celui qui a échoué dans ses tentatives de « sauvetage ». Gardons nous donc de nous croire sauveurs, acceptons notre impuissance parfois, partageons avec les patients et leurs familles nos doutes et nos incompréhensions pour que nous ne donnions pas de « bonnes raisons » aux patients de nous haïr.
Dr F.Dencuff

28 février 2008
Peut-on accepter de telles informations?
Voici ce qui est paru le 26 février sur le site Égora.fr :
Baisse spectaculaire des infarctus et accidents vasculaires cérébraux après l' interdiction de fumer dans les cafés
Selon l' étude diligentée par le Pr Bernard Dautzenberg, pneumologue à l' hôpital de la Pitié-Salpétrière, le nombre des infarctus et des accidents vasculaires cérébraux aurait notablement chuté chez les non fumeurs depuis l' interdiction de fumer dans les cafés, les restaurants et les discothèques. Le Pr Dautzenberg fait état d' une baisse de l' ordre de 15 % en moins de deux mois de ce type d' accidents chez les fumeurs passifs.
Les abords des bistrots et restaurants sont constellés de mégots jaunâtres, bien des débitants de boissons exposent, devant leurs vitrines, des réceptacles en fibrociment porteurs de sable où quantité de mégots gisent comme les cadavres que seront un jour leurs adeptes. Je n'ai jamais vu autant de ces détestables reliefs dans Verdun ou ailleurs que depuis cette interdiction de fumer en intérieurs.
Notre confrère exmédien Bruno Blaive pourrait-il nous dire ce qu'il pense de ces rapides affirmations? Ne surviennent-elles  pas BIEN à PROPOS pour encenser les directives gouvernementales et réduire quelque peu les critiques qui fleurissent abondamment depuis peu concernant la tête au sommet ? A -t-on fait des calculs, non seulement pour les fumeurs passifs seuls concernés par ces études, mais pour les actifs... qui continuent de fumer dehors ?
Des lésions coronariennes qui se font à bas bruit, très lentement, des lésions néoplasiques dues au tabac, des lésions néoplasiques hormono-dépendantes ( sein), toutes ces lésions peuvent-elles si rapidement voir décroître la fréquence des accidents habituels ?
J'ai l'impression que l'on s'agite trop vite, que l'on affirme trop aisément des vérités réconfortantes qui, demain, pourront s'avérer fausses:. Pourquoi, au nom de la rigueur scientifique, oublier d'attendre... longtemps, pour s'autoriser à parler prudemment ? Les HUIT semaines considérées seraient suffisantes pour pousser des hourras ? Ceux qui ne feront pas d'accident aujourd'hui le feront peut-être demain ou après-demain... s'ils continuent de fumer ou de fréquenter, passivement des fumeurs.
Y aurait-il de faux prophètes, même en médecine? Combien d'avis autorisés et, curieusement, contradictoires, ont affirmé le pour et le contre en matière de risques de cancers génitaux chez les dames sous contraception hormonale, et aujourd'hui, brusquement, les cancers qui les touchent auraient brusquement diminué: coup de baguette magique ? Chaque médecin sait qu'un cancer, quand on le découvre, a plusieurs années d'ancienneté déjà. Probablement diminué intellectuellement, je ne saisis pas comment leur fréquence peut baisser si rapidement.
Merci aux confrères intéressés, Bruno au premier chef, de dire leur point de vue, cela peut être enrichissant.
Dr G. Nahmani

29 février au 2 mars 2008
Le dessin de Cécile Bour: Plus fort que la pomme britannique

3 mars 2008
Organisation contre ... déshumanisation LEM 538
Les malaises graves de notre système de santé, nous tentons depuis des années de les comprendre le mieux possible sur Exmed. Finalement, il semble désormais admis de tous que la médecine est bien malade. Prenant exemple sur la révolution de 1789, une fois encore, nos hommes politiques lancent ce qu' ils nomment pompeusement des "états-généraux" pour tenter de réorganiser notre système de soins pour gommer certaines anomalies criantes. Françoise Dencuff nous entraîne sans langue de bois dans les entrailles de cette machinerie à grand spectacle. " Te Deum ou De Profundis ? ", tel est le titre de la LEM n° 538. Bonne lecture à tous.
Dr F-M Michaut

4 mars 2008
Cinquante ans après
Les médecins sont tenus de mémoriser un nombre considérable d'informations médicales au quotidien , mais également de conserver les données de leurs  patients 10 ans a compter des derniers soins et pour les mineurs à partir de leur majorité. La loi de mars 2002 fait obligation de communiquer rapidement  ces informations, mais sans fixer véritablement de limite dans le temps. La communication du dossier peut être réclamée 50 ans plus tard, d'autant que  la demande des ayants droits peut être tardive. Le législateur, là encore, n'a pas prévu de sanction spécifique  pour le médecin, ou son successeur, en cas de non communication mais le demandeur a la possibilité de réclamer l'indemnisation du préjudice subi. Dans ces conditions le médecin est tenu à toutes les obligations, une fois de plus, alors que les conditions d'archivage ne seront  probablement jamais totalement assurées. Ceci pose le problème de la conservation des documents papiers et informatiques. Tous les deux sont fragiles mais devront demain faire partie de la succession du médecin, avec sans doute une assurance spécifique supplémentaire. Merci aux juges, avocats, notaires et assureurs de défendre l'intérêt des ''plaignants'' et souhaitons qu'il reste encore  demain quelques soignants pour s'occuper des ''patients.''
Dr B. Blaive

5 mars 2008
Albert Fert
Ce physicien français s' est illustré dans le domaine de la magnétorésistance géante, dite GMR, qu' il a découverte en 1988 avec son équipe de la faculté d' Orsay. Juste quelque mois avant que Peter Grûnberg n' en fasse autant et dépose avant lui les brevets d' exploitation de la GMR. Tout cela vous semble bien lointain, mais c' est grâce à ces travaux qu' il a été possible de miniaturiser les disques durs de nos chères machines électroniques.
Le plus extraordinaire est qu' Albert Fert a reçu pour ces travaux en octobre 2007 le Prix Nobel de Physique, avec son ami allemand. Remarquable et rare consécration de portée mondiale pour un savant de nationalité française.
Ce n' était sans doute pas une information jugée assez digne d' intérêt par nos médias nationaux pour qu' ils daignent nous en informer, et donner à cet exploit scientifique tout l' éclat qu' il mérite mille fois.
Vous, moi, nous tous serions-nous considérés comme tellement ignorants que nous ne puissions pas admirer les travaux scientifiques de valeur ? Serait-ce l' effet d' un anti-chauvinisme - bien inhabituel chez nous - de passer sous silence le nom même et l' oeuvre d' Albert Fert ? Les hommes de science méritent-ils un tel mépris dans un pays comme le notre qui fut un leader mondial extraordinaire il y a quelques générations ?
Exmed se réjouit sans réserve que la connaissance demeure aussi vivante, et que ceux qui la font progresser continuent sans relâche à ne pas baisser les bras devant les tenants de tous les obscurantismes qui nous cernent si dangereusement.
Dr F-M Michaut

6 mars 2008
Engueuler vous! C'est bon pour la santé
Le Figaro nous apprend qu' une étude américaine à paraître dans le Journal of Family Communication, menée par Ernest Harburg, de l' université du Michigan met en évidence les bienfaits des disputes conjugales.
Après 17 ans de vie commune si aucun des partenaires n' a jamais exprimé de colère, le risque de mortalité est multiplié par 5 au regard des couples adeptes des règlements de comptes.
De précédentes études ont en effet démontré que réprimer sa colère augmentait les maladies cardiaques ou l' hypertension artérielle. Bref si vous n' osez pas râler, vous mourrez plus vite… .
Une telle nouvelle appelle quelques petites réflexions
Les Français ont bien raison d' être des râleurs patentés. Osez dire haut et fort que l' on n' est pas d' accord ou frustré maintient en bonne santé. Ne laissez donc plus tous nos médiatico-politiques chéris vous accuser d' avoir mauvais caractère. Certes nous n' avons pas tous la chance (sic) d' être originaires d' un petit village breton résistant à Rome mais nous avons un très bon potentiel…
Voilà mis à mal le « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » que certains voudraient voir se répandre partout. Mais exprimer sa colère est un art difficile pour qu' elle soit vraiment libératrice. Deux règles essentielles : ne pas se tromper d' objet, ne pas se tromper de sujet. Autrement dit identifier la raison de sa colère et la personne qui nous a mis en colère.
Malheureusement nous savons bien qu' il est des situations où exprimer sa colère peut être risqué. Alors il reste une solution, aller au plus vite en pleine campagne et injurier copieusement la personne qui nous a mis en colère. Vous lâcherez la pression et éviterez ainsi de vous en prendre à votre moitié qui, pour le coup, n' y est pour rien.
Dr F.Dencuff

7 au 9 mars 2008
Le dessin de Cécile Bour : Surf interne

9 mars 2008
Patients, aidez-vous! LEM 539
Tant pis si ce n' est pas dans le sens du poil des choses qui plaisent en ce moment. La qualité de tout acte médical est en relation directe avec la façon dont se comportent ceux qui font appel au médecin. Crier haro sur les agissements jugés inadaptés des professionnels de la santé ne doit pas cacher cette réalité pas toujours plaisante. Nicole Bétrencourt, elle-même non médecin, y consacre avec courage la LEM 539 Êtes-vous un bon patient ? Détracteurs en tout genre des médecins, prenez juste un peu de temps pour observer la façon dont vous vous comportez vous-mêmes.
Tout le monde a tout à y gagner pour être mieux soigné comme pour mieux soigner, en vérité. D' accord, pas d' accord, chaque lecteur a le droit le plus absolu d' avoir sa propre opinion. Il a aussi la possibilité de l' exprimer directement par courriel à l' auteur de la LEM 539.
Dr F-M Michaut

11 mars 2008
Service patients
Après avoir lutté depuis un demi siècle pour que les médecins ne soient plus considérés comme des notables dans notre société, voici que revient en force dans l' opinion publique l' idée de ... les noter. Notable, en français, veut bien dire ce à quoi on peut donner une note, n' est-ce pas ?
Alors quand surgissent sur la Toile des officines ( permettez-moi de ne pas même les citer) qui offrent de se faire le relais, mondialement accessible à tous, des ragots anonymes concernant les soignants, une petite mise au point pratique pour les utilisateurs insatisfaits de la médecine n' est pas inutile.
Pourquoi et comment se fait-il que le public ne soit pas clairement informé que chaque patient qui a un différend avec un médecin dispose en France de la possibilité de saisir le conseil départemental de l' ordre des médecins de son lieu de résidence ? Bien entendu, une tentative d' explication directe préalable avec le praticien demeure toujours souhaitable. Mais quand on ne peut pas ou s' exprimer ou se faire entendre du professionnel, il faut recourir à l' ordre. Bien entendu, et contrairement à ce qui se passe sur le Net, il est impossible de le faire de façon anonyme.
Sur le moindre pot de yaourt du commerce, que mes confrères ne se vexent pas de la comparaison, il est clairement indiqué qu' on peut contacter un service consommateur à telle ou telle adresse. Un malade est autre chose et plus qu' un consommateur, il a droit à un service patient. La loi impose au conseil de l' ordre de veiller au respect des règles de déontologie médicale telles qu' elles figurent dans le code de la santé publique.
Il revient donc à l' ordre des médecins, au niveau de chaque département, de développer au service du public, et non, insistons-y, des médecins eux-mêmes, de tels services patients. Il s' agit simplement de rendre plus accessible, plus opérationnel, plus rapide et surtout plus visible aux yeux de tous ce qui existe déjà.
A quand une petite affichette dans les salles d' attente, ou en bas des ordonnances ? N' y aurait-il que les services fiscaux qui puissent imposer de faire figurer que le paiement des honoraires par chèque est accepté pour les membres d' une association de gestion agréée ?
Dr F-M Michaut

12 mars 2008
Silence… on agresse!
Selon le JIM du 25/02/08 : Dire la souffrance ou raconter les agressions subies, surtout par les proches, est terriblement difficile. Alors il faut saluer le dispositif mis en place par l' INSEE pour recueillir le témoignage de personnes sur les violences qu' elles auraient pu subir. Les 17500 personnes étaient interrogées par l' intermédiaire d' un casque et les questions ne demandaient que des réponses par oui et par non pour préserver au mieux la confidentialité.
Les réponses démontrent malheureusement que la violence contre les femmes est loin d' être en baisse : 6% des femmes de 18 à 59 ans ont subi des injures sexistes, 2,5% ont été agressées physiquement, et 1,5% ont subi un viol ou une tentative de viol.
Ces agressions se partagent à peu près également entre l' extérieur et l' intérieur du foyer.
Cette étude donne quatre explications à ces violences :
Le fait d' être femme est la première…  !
Le fait d' être jeune (entre 18 et 25 ans)
Le fait d' avoir un faible niveau scolaire
Le fait d' être d' origine étrangère.
Autrement dit les hommes sont de grands courageux !
Mais le plus inquiétant, probablement lié d' ailleurs aux raisons sus-citées, demeure que les femmes restent dans le silence. Une femme sur cinq garde le silence en cas d' agression physique et une sur trois en cas de viol. Elles ne s' adressent à la police que dans 12% des cas.
Outre le constant brutal du manque de respect de la femme en général dans nos sociétés dites développées, la peur n' est pas la seule à verrouiller la parole. La honte de n' avoir pas su être à la hauteur ou se protéger aggrave encore le sentiment de n' être rien.
Qu' il s' agisse de harcèlements sur le lieu de travail ou dans les ménages, de défoulements imbéciles pour se rassurer sur sa virilité, de salaires plus faibles…il faut constater encore une fois que l' égalité des sexes est bien loin d' être gagnée.
Et dire que mai 68 a démarré parce que les étudiants voulaient pouvoir entrer dans les dortoirs des filles ! Simone de Beauvoir avait tort, il n' existe pas de deuxième sexe - pas plus d' ailleurs que de premier. Juste des sujets dont la dignité ne peut être remise en question quels que soient leurs niveaux sociaux ou intellectuels.
Dr F.Dencuff

13 mars 2008
Pas si mécontents
Selon un sondage ( Egora.fr, 28/02/08 ) commandé par le CISS à l' occasion de ses deuxièmes journées nationales ("Qualité & Santé : rêve ou réalité ?") et pour le sixième anniversaire de la loi sur le droit des patients, 36 % des français ne partagent pas l´assertion selon laquelle « le système de santé français est de plus en plus performant » et près de six sur dix (56 %) ne sont pas d´accord pour dire qu´il « permet à tous les habitants du pays de bénéficier de la même qualité de soins, quelle que soit leur situation »
Bon point pour les médecins : les patients se sentent bien informés sur les soins et les traitements par les médecins qu´ils consultent habituellement. De même ils pensent très majoritairement que leurs demandes et leurs attentes sont prises en compte par ceux-ci. Par contre les patients sont beaucoup moins satisfaits de l´information sur le coût des soins et leur prise en charge.
Plus polémique pour les membres de notre profession : pour 96 % des personnes interrogées, il faut former plus de médecins. Trois quarts d´entre elles envisagent « d´obliger les médecins à s´installer dans les régions pour lesquelles il y a des manques » ; une majorité (58 %) est favorable à la délégation de tâches à d´autres professions de santé.
55% des Français voient d' un œil méfiant l' usage de l' informatique par crainte d' une atteinte à leur vie privée même s' ils reconnaissent que le suivi des données permet de mieux soigner.
Enfin, le médecin est plébiscité par 91 % des personnes interrogées pour sa « légitimité » à représenter les malades et les usagers du système de santé, mais il s´agit du médecin pris individuellement, et non des organisations professionnelles.
Outre le fait que ce sondage a été réalisé sur une population de 1056 personnes de 15 ans et plus et ne représente donc qu' une image partielle de la réalité ; il permet quelques réflexions.
Tout d' abord le mécontentement des patients porte sur le système de santé, son inégalité, son manque de transparence mais pas sur la qualité des médecins. Plus étonnante la « légitimité » du médecin pour représenter les malades. Devant le déferlement médiatique sur les refus de soins, les dépassements d' honoraires, les accidents en radio thérapie, nous aurions pu croire que la confiance des patients face à la compétence de leurs médecins était au plus bas. Il n' en est rien et même si la profession doit demeurer vigilante face à ses dérives il est rassurant de penser que nous sommes encore les mieux placés pour défendre les malades. Par contre le système de santé est dans les mains des politiques (au sens large, syndicats compris)… cherchez l' erreur !
Dr F.Dencuff

14 au 16 mars 2008
Le dessin de Cécile Bour: Pas si bête!

17 mars 2008
Remettre les choses en place LEM 540
 On dit volontiers que nous vivons au siècle de l' information , que les moyens techniques de l' informatique ouvrent même à celle-ci des autoroutes sans frontières. C' est bien possible, mais qui et comment se fabrique cette fameuse information ? Est-ce que les médias ont le pouvoir d' imposer aux citoyens tel ou tel contenu ? Comment l' information interfère-t-elle dans le déroulement de la rencontre médicale ? Telles sont les questions qu' aborde la LEM 540 de Gabriel Nahmani C' est l' opinion qui fait les médias. Bonne lecture.
Dr F-M Michaut

18 mars 2008
Cigarette électronique
Pour en griller une, les fumeurs n' auront bientôt plus besoin de sortir de leurs bureaux, quitter en pleine réunion conviviale s' exiler sur la terrasse des bars, des restaurants par des temps où on ne laisserait pas un chien coucher dehors. Ce résultat est-il du à l' interdiction de fumer, l' électrochoc qui a porté ses fruits en décourageant tout le monde de fumer ? Les maladies liées au tabagisme vont-elles être définitivement éradiquées à l' instar de celles qui sévissaient avant la découverte du principe de vaccination ? Ne vous y trompez pas. Ce serait de l' utopie pure d' imaginer même en rêve un monde sans fumeurs. Simplement, la fée de la technologie vient à la rescousse des fumeurs invétérés sans nuire à leur santé et celle de leur entourage. (Courrier International N°904 du 28 février au 5 mars 2008).
La technologie a permis de mettre au point une cigarette électronique. Aucun élément ne permet d' affirmer si ses inventeurs sont fumeurs ou non fumeurs. Le principe de cette clope high tech permet de fumer dans les lieux publics sans provoquer de tabagisme passif, grâce à une machine ne contenant ni produits chimiques, ni toxines, ni substances cancérigènes, ne laissant pas d' odeurs sur les vêtements, ni dans les lieux où on la fume.
Et la santé dans tout ça ?
Cerise sur le gâteau, les cigarettes électroniques limitent la quantité de nicotine inhalée. Trois modèles sont proposés aux fumeurs. Il y en a pour tous les goûts : du havane, à la gitane ou à la blonde. L' un des brevets est soutenu par Lester Grinspoon, un universitaire de la faculté de médecine de l' université de Harvard. Ce dernier y voit « de vastes applications et représente l' avenir pour les fumeurs, voire pour toutes les maladies sous traitement médical »
Étonnant ce satisfecit de la faculté de médecine ? Ce serait se méprendre de penser que le but de la cigarette électronique n' est pas seulement de faire un pied nez à la loi antitabac, mais son avantage réside dans autres applications utiles au domaine médical. Ce brevet astucieux se compose d' un vaporisateur d' air qui transforme les molécules actives de n' importe quelle plante en une vapeur inhalable sans qu' il y ait combustion, et a donc l' avantage de ne pas provoquer d' altération de la composition chimique de base, et n' a pas les effets secondaires d' autres formes galéniques contenant le même principe actif. Concernant le tabac, Les fumeurs ont ainsi leur dose de nicotine sans les effets nocifs de la fumée. Gadget fumeux ou nouvel enjeu commercial, ces inventions pro-fumeurs risquent d' agacer les non-fumeurs, et ceux qui ont légiféré sur les lois anti-tabac. Mais à qui profitera ce nouveau substitut de cigarette aux airs de jeux électroniques ? Aux fumeurs ou à ceux qui exploiteront cette nouvelle manne financière ? Car évidemment ces inventions ont un coût et répondent à l' économie marchande.
Nicole Bétrencourt

19 mars 2008
Attention au "dessein intelligent"
Monsieur Adnan Oktar, né à Ankara en 1956 a diffusé, sous le pseudonyme de Harun Yahya, dans des établissements scolaires de France en 2007 un ' Atlas de la création' . Cet ouvrage a pour ambition, dans la droite ligne des mouvements religieux fondamentalistes aux USA ( toutes religions confondues), de faire admettre que la théorie de l' évolution de Darwin doit être remplacée par le créationisme. On entend sous ce vocable que c' est Dieu qui est directement à l' origine de l' univers et de l' homme. En juin 2007 le Conseil de l' Europe a mis en garde les États membres contre les risques dans l' éducation de ce mouvement d' idée. Source : QdM du 18 mars 2008.
Comment ne pas s' interroger quand, partout dans nos pays riches, les jeunes se détournent en masse des études scientifiques, réputées trop contraignantes ? L' ignorance demeure, plus que jamais, une redoutable porte ouverte à toutes les dérives de l' intelligence.
Pour plus d' information http://fr.wikipedia.org/wiki/Adnan_Oktar
Dr F-M Michaut

20 mars 2008
C'est fatigant!
En mal de copie, le Parisien et l' Humanité font leur une du 19 mars sur la fatigue des Français. Le prétexte ? Encore une de nos inénarables journées nationales, en l' occurence, celle du sommeil. Ecoutons nos journalistes.
Un constat, nous éprouverions en ce moment une grande lassitude. Ah bon... Vite, sautons aux causes de cette asthénie, comme disent les médecins. Certes la fin de l' hiver est invoquée, sans qu' on ose vraiment parler de la pousse des feuilles chère à nos anciens.
Et on bascule dans le médical : les séquelles des affections virales ou les allergies polliniques printanières. Juste une mention en passant d' un contexte économique ' qui n' est guère réjouissant' .
Alors, passons au traitement prescrit par nos mages éditoriaux. Il nous faut tout simplement mieux dormir, et pour cela écouter les conseils des médecins à l' occasion de la sus-dite journée nationale.
Et, pourquoi pas, prendre encore un peu plus de ces médicaments qui nous conduisent à ne plus penser ... que nous sommes fatigués ?
Tout ce qui peut se passer dans nos têtes, toutes les contraintes de plus en plus pesantes qui bouffent notre énergie quotidienne, tout ce que nous ne pouvons pas découvrir d' encourageant et de porteur d' avenir et non de peur et de destruction dans notre entourage. Tout cela est oublié, passé à la trappe. C' est l' humain qu' on nie ainsi, tout simplement.
C' est vraiment fatiguant de nous faire traiter ainsi comme des pions passifs, sans aucune ressource personnelle autre que de crier devant la moindre difficulté de la vie: ' Allo docteur, bobo' .
Le corps médical, quelle que puisse être son envie, ne peut pas dire sa pensée la plus courante tant elle est politiquement incorrecte. Si vous cessiez enfin de vous comporter comme des sujets passifs, et décidiez de prendre un peu votre sort personnel en main, patients, votre vie prendrait une toute autre couleur. Et la notre aussi par ricochet .
Dr F-M Michaut

21 au 24 mars 2008
Le dessin de Cécile Bour: Joyeuses Pâques hospitalières

25 mars 2008
Florissante méfiance LEM 541
Notre petit monde de la santé des hommes est à la même enseigne que tous les autres. Si nous n' avons pas notre lot régulier de scandales, ou prétendus tels par la presse, c' est comme si nous risquions d' être en manque. Cultiver un esprit éveillé et utilement critique est certainement une bonne chose pour notre santé. Mais attiser en permanence une atmosphère générale de doute et de suspicion nous fait baigner dans une eau très dangereuse pour notre santé. Celle de la méfiance. " Salut à toi, Dame Méfiance" est le sujet de la LEM 541. Votre lecture, et toutes vos observations seront les bienvenues.
Dr F-M Michaut

26 mars 2008
Notes en toile
Le site de notation des professionnels de santé, Note2bib, a bien ouvert, en veillant que les patients ne puissent pas remettre en cause les aptitudes des praticiens.
Hélène Puel, 01net., le 17/03/2008 à 18h55
D'après ses concepteurs, il devait naître le « jour de la Sainte Louise de Marillac qui, aux côtés de Saint Vincent de Paul consacra sa vie à soulager la souffrance des malades ». Ce fut fait. Malgré les protestations du corps médical,note2bib.com, le site de notation des professionnels de santé, est en ligne depuis le samedi 15 mars.
Chaque internaute peut désormais donner son appréciation sur un praticien, qu'il soit généraliste ou spécialiste. Il lui suffit de s'inscrire sur le site en donnant une simple adresse e-mail valide. Cela fait, le patient peut noter le médecin à travers plusieurs baromètres gradués de 1 à 10. Chacun est ainsi appelé à émettre un avis sur des critères comme l'hygiène, le confort d'attente, l'accessibilité, le comportement humain ou l'ouverture du praticien à des thérapies alternatives.
Pour couper court à tout procès d'intention, le site rappelle dans ses conditions générales d'utilisation (CGU) que « ni Note2bib, ni les internautes contributeurs n'émettent d'avis sur le savoir-faire ou sur la technicité du professionnel de santé ».
Les protestations, timorées comme souvent, du Conseil de l'Ordre National, (« l'évaluation des pratiques professionnelles a été mise en place à l'initiative de la profession avec l'implication déterminante de l'Ordre sous l'autorité technique de la HAS [Haute Autorité de santé, NDLR]. Cette évaluation, nécessaire à la qualité des soins obéit à des critères méthodologiques rigoureux ») n'auront donc servi à rien, le site existe bien, les avis et commentaires des internautes sont "modérés avant leur publication" et " malgré la modération que nous assurons, vous demeurez responsables juridiquement de vos témoignages et contributions. C'est pourquoi, nous vous recommandons de ne jamais poster une expérience que vous n'auriez pas vécue. (...) Par ailleurs vous devez être conscient qu'en cas de non respect des présentes CGU vous pourrez être facilement retrouvé et, le cas échéant, poursuivi ».
il convient de remarquer que note2bib demande à ses utilisateurs de renseigner des champs très objectifs comme le fait de savoir si le médecin accepte la CMU (couverture médicale universelle), la télétransmission par carte vitale ou encore la carte bancaire. Des informations utiles qui pourraient faire pencher un patient vers un professionnel de santé plutôt qu'un autre.
La machine est en route, tout un chacun souhaitant, toujours anonymement, espionner son voisin, noter ses travers, sa taille, son poids, ses odeurs corporelles, la longueur et le poids de ses bijoux de famille, ses revenus et ses impôts, ses tendances lubriques ou non, les candidats aux élections voient leur vie privée fouillée et exposée aux foules avides de sensationnel: pourquoi les médecins échapperaient-ils en définitive à cette nouveauté (pour eux) ? Peut-être même cela pourrait pousser certains d'entre eux à être moins négligents, à moins étaler leur superbe, à corriger en quelque sorte le tir, leur façon d'être professionnellement, à améliorer leur pratique…pour le plus grand bien des patients ? On peut toujours imaginer de telles conséquences…
Dr G. Nahmani

27 mars 2008
Qui fait quoi chez nous?
Une des zones les plus troubles de l' offre des soins de santé en France est ce qui se nommerait en terme de spectacle l' absence de casting des différentes catégories de blouses blanches. Dans ce qui est souvent présenté comme un des meilleurs systèmes de santé du monde ( O.M.S.) , personne ne peut savoir, tant du côté des patients que des professionnels, qui fait exactement quoi.
A quoi peut bien servir un généraliste ou tel ou tel spécialiste ? Quels sont les limites de compétence des praticiens des hôpitaux ruraux, des hôpitaux généraux, des centres hospitalo-universitaires ? Quelles sont les différences entre les psychiatres, les psychologues, les psychothérapeutes et les psychanalystes ? Quels sont les vrais spécialistes, et quels sont ceux qui exercent une sous-spécialité pour avoir des conditions de travail plus confortables et des revenus supérieurs à ceux des généralistes traditionnels ?
Voilà quelques unes des questions, souvent évoquées au cours de nos échanges exmédiens, sur lesquelles le public, la presse pourtant si friande de sujets touchant le plus grand public, et tous les organisateurs de la santé, devraient nous tarabuster jusqu' à ce que nous fournissions des réponses satisfaisantes pour tout le monde.
Dans le domaine de la santé, tout le monde fait (parfois) absolument n' importe quoi en toute impunité. La plus grande opacité règne, et chacun tente, comme il peut, de tirer son épingle personnelle du jeu.
Vous en doutez ? On compte en France une proportion de un généraliste pour un spécialiste. Dans tous les autres pays de niveau comparable, le ratio respecté est de 8 généralistes pour 2 spécialistes.
Cherchez l' erreur, et, enfin, , citoyens, demandez-nous des comptes, obligez-nous à répondre clairement. C' est de votre santé qu' il s' agit avant tout, et elle a tout à perdre de cette confusion des rôles.
Dr F-M Michaut

28 au 30 mars 2008
Le dessin de Cécile Bour: le dossier médical partagé

31 mars 2008
Témoin de l'unité de l'humanité LEM 542
Les servitudes, parfois écrasantes, que doivent supporter les médecins, nous en parlons souvent. Tenter de définir, hors de tout pathos, le cœur de la grandeur sans égale de la profession médicale est la contrepartie indispensable. Gabriel Nahmani, à propos d'un livre récent de Jean-François Mattei, nous livre son point de vue de vieux routier de la médecine générale. La LEM 542 Servitude et grandeur attend votre lecture.
Dr F-M Michaut


COUPS D'OEIL AVRIL, MAI, JUIN 2008

COUPS D'OEIL JUILLET, AOUT, SEPTEMBRE 2008

COUPS D'OEIL OCTOBRE; NOVEMBRE 2008

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